Bilan

Les sociétés familiales s'inquiètent du manque de main d'oeuvre qualifiée

La pénurie de main-d’œuvre qualifiée constitue la première préoccupation des entreprises familiales suisses. La compétitivité, l'accès aux marchés et le passage au numérique sont également sources d'inquiétude.

Plus de 70% des firmes familiales interrogées considèrent que le recrutement de nouveaux talents deviendra une tâche essentielle ces cinq prochaines années.

Crédits: Wikipedia

La pénurie de main-d'oeuvre qualifiée constitue la première préoccupation des entreprises familiales suisses, selon une enquête de PwC. La compétitivité, l'accès aux marchés et le passage au numérique sont également sources d'inquiétude.

Plus de 70% des firmes interrogées considèrent que le recrutement de nouveaux talents deviendra une tâche essentielle ces cinq prochaines années, a indiqué jeudi la société de conseil et d'audit PwC.

Il y a six ans, seules 24% des entreprises questionnées se disaient préoccupées par la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée, contre 51% cette année. Ce taux est légèrement plus élevé que la moyenne mondiale et que celle des pays d'Europe occidentale.

La question de la compétitivité occupe également les esprits. Quelque 40% des firmes familiales suisses s'en inquiètent, contre 14%, en 2008. En 2012, le pourcentage avait plus que doublé se situant à 32%.

L'Europe, partenaire priviliégié

Même si les entreprises helvétiques s'internationalisent de plus en plus, elles se font du souci quant à l'accès au marché. Ainsi, 11% se disent préoccupées par cette question, contre 2% seulement en 2012.

Les sociétés familiales suisses vendent, aujourd'hui, 40% de leurs marchandises à l'étranger. Et ce pourcentage devrait s'élever à 44% d'ici à cinq ans. Sur le plan mondial, ce taux atteint 25% cette année.

"Les régions qui présentent le potentiel le plus élevé pour les exportations helvétiques sont l'Europe, l'Asie et les deux Amériques", explique Marcel Widrig, responsable de la clientèle privée chez PwC, cité dans le communiqué. En Europe, l'Allemagne et la France resteront les principaux partenaires commerciaux de la Suisse.

Volonté de numérisation

Le passage au numérique constitue la dernière plus grande préoccupation des firmes familiales suisses. Quelque 49% d'entre elles prévoient d'informatiser leur organisation et 37% d'engager du personnel compétent en la matière.

Mais le fossé entre ces bonnes intentions et leur réalisation effective est encore prégnant dans le pays. "Or pour rester compétitives, les entreprises doivent impérativement s'adapter au monde numérisé", souligne Marcel Widrig.

Pour mener à bien ce sondage, PwC a questionné 125 sociétés familiales suisses. Parmi elles, 91% réalisent un chiffre d'affaires annuel allant jusqu'à 500 millions de francs et, dans la plupart d'entre elles, le propriétaire exerce la fonction de directeur.

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