Bilan

Les sanctions affectent la Russie de façon "sensible"

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu que les sanctions économiques en lien avec la crise ukrainienne affectaient la Russie de façon "sensible".

"En agissant sur les marchés internationaux, les sanctions affectent de façon sensible la Russie", a déclaré le dirigeant russe, évoquant à leur sujet un "théâtre de l'absurde".

Crédits: Reuters

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu lundi dans un entretien au quotidien allemand "Bild" que les sanctions économique en lien avec la crise ukrainienne affectaient la Russie de façon "sensible".

"En agissant sur les marchés internationaux, les sanctions affectent de façon sensible la Russie", a déclaré le dirigeant russe, évoquant à leur sujet un "théâtre de l'absurde".

Moscou est sous le coup de sanctions américaines et européennes pour son rôle dans le conflit entre forces ukrainiennes et séparatistes pro-russes, qui a fait plus de 9.000 morts depuis avril 2014.

Fin décembre, l'UE a prolongé de six mois ses sanctions économiques. Bruxelles a justifié cette décision par la non application dans leur intégralité des accords de paix de Minsk, signés par Moscou.

"Les dommages les plus importants (à l'économie russe) proviennent de la chute des prix de l'énergie. Au niveau des exportations de pétrole, nous enregistrons un rapport recettes-pertes que nous pouvons partiellement compenser" avec d'autres secteurs, a-t-il encore dit.

L'économie russe se stabilise "petit à petit" : le PIB a baissé de 3,8% en 2015, la production industrielle de 3,3% "mais le bilan commercial est positif", a toutefois estimé M. Poutine. "Nous exportons pour la première fois depuis des années clairement plus de biens avec une haute valeur ajoutée et nous avons plus de 300 milliards en réserve d'or", a-t-il affirmé.

Alors que la Russie a entamé le 30 septembre des frappes aériennes en Syrie, le président russe a appelé les pays occidentaux à collaborer de façon plus étroite avec Moscou dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) : "oui, nous devons être plus proches dans le monde entier pour lutter contre le terrorisme islamiste, qui représente un grand défi", a-t-il insisté.

Selon Moscou, les frappes russes ne visent que les groupes terroristes jihadistes, dont l'EI, mais les Occidentaux accusent la Russie de frapper également les opposants non jihadistes au président syrien Bachar al-Assad.

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