Bilan

Les prochaines étapes du Brexit

Neuf mois après le vote pour le Brexit, la Première ministre britannique Theresa May s'apprête à lancer mercredi la procédure de divorce d'avec l'Union européenne.
  • Londres et l'UE disposent à présent de deux années pour boucler les négociations de sortie, hors éventuelle prolongation décidée à l'unanimité.

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  • Les Européens souhaitent commencer la négociation en présentant à Londres l'addition de la sortie du club qu'ils chiffrent jusqu'à 60 milliards d'euros.

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  • Theresa May a préconisé une rupture "claire et nette", ou Brexit "dur", en dévoilant sa vision du Brexit mi-janvier.

     

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  • "Le message du peuple a été très clair: le Brexit doit permettre de contrôler le nombre d'Européens qui viennent au Royaume-Uni", a affirmé Mme May.

     

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  • Theresa May va activer mercredi l'article 50 du traité de Lisbonne, lançant ainsi officiellement le divorce avec l'Union européenne (UE).

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  • L'article 50 porte uniquement sur le divorce entre le Royaume-Uni et l'UE. Leurs relations futures devront faire l'objet d'autres négociations.

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  • Le Parlement britannique sera consulté sur l'accord issu des négociations avant sa conclusion mais n'aura pas le pouvoir de changer le texte. 

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  • Si les négociations échouent, le Royaume-uni se retrouvera tributaire des accords commerciaux conclus sous l'égide de l'OMC. 

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Neuf mois après le vote pour le Brexit, le Royaume-Uni lance mercredi le processus historique de sortie de l'Union européenne, qu'il avait rejointe avec réserve il y a 44 ans. Voici ce que l'on sait sur les prochaines étapes:

Calendrier

Londres et l'UE disposent à présent de deux années pour boucler les négociations de sortie, hors éventuelle prolongation décidée à l'unanimité. Les 27, sans le Royaume-Uni, se réuniront le 29 avril à Bruxelles afin d'adopter les orientations de négociations pour les discussions du Brexit. Les discussions commenceront sans doute dans deux mois. Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, le Français Michel Barnier, a souligné qu'un accord devait être trouvé avant octobre 2018 pour que la procédure soit achevée dans les temps. Cela ne laisse pas plus de quinze ou seize mois de discussions.

Les négociations

'Rendez-moi mon argent!'Les Européens souhaitent commencer la négociation en présentant à Londres l'addition de la sortie du club, un montant qu'ils chiffrent jusqu'à 60 milliards d'euros, représentant les engagements pris par Londres dans le cadre du budget européen courant jusqu'en 2020, ou encore le paiement des retraites des fonctionnaires européens.

"Nous devons solder les comptes, ni plus ni moins", a fait valoir Michel Barnier. Mais le ministre britannique du Brexit, David Davis, a répondu lundi qu'il ne pensait "pas voir un tel montant changer de main".  

Brexit 'dur' et sortie du marché unique

Theresa May a préconisé une rupture "claire et nette", ou Brexit "dur", en dévoilant sa vision du Brexit mi-janvier.

Afin de reprendre le contrôle de l'immigration, le Royaume-Uni sortira du marché unique mais aussi de la Cour de justice de l'Union européenne. Mme May ambitionne toutefois de garder "l'accès le plus large possible" au marché unique, grâce à un "nouvel accord de libre-échange large, audacieux et ambitieux" qui reste à inventer.

Immigration contrôlée

"Le Royaume-Uni est un pays ouvert et tolérant mais le message du peuple a été très clair: le Brexit doit permettre de contrôler le nombre d'Européens qui viennent au Royaume-Uni, et c'est ce que nous allons faire", a affirmé Mme May.

Elle cherchera dans le même temps à garantir les droits des 1,2 million de Britanniques qui vivent dans des pays de l'UE. Le sort des plus de 3 millions de citoyens européens déjà présents au Royaume-Uni servira de monnaie d'échange.

Accord de transition

L'article 50 porte uniquement sur le divorce entre le Royaume-Uni et l'UE. Leurs relations futures, notamment commerciales mais aussi en matière judiciaire, devront faire l'objet d'autres négociations qui pourraient prendre de longues années. D'où l'idée d'un accord de transition qui permettrait d'éviter une sortie trop abrupte du giron européen, en particulier pour les entreprises, en attendant l'accord définitif.

Mme May a dit souhaiter que le processus de sortie se fasse "par étapes", tout en excluant "un statut transitoire sans limites" dans le temps.

Rôle (limité) du Parlement

Le Parlement britannique sera consulté sur l'accord issu des négociations avec Bruxelles avant sa conclusion. Mais il n'aura pas le pouvoir de changer le texte. S'il n'est pas d'accord avec le résultat des négociations, alors la sortie de l'UE se fera sans accord.

Et si les négociations échouent?

Le Royaume-uni se retrouvera tributaire des accords commerciaux conclus sous l'égide de l'Organisation mondiale du Commerce, qui érigent barrières et taxes entre pays, sans régime privilégié.

L'économie britannique a jusqu'ici résisté, avec une croissance de 1,8% en 2016 et un chômage à 4,7% fin janvier -- au plus bas depuis 41 ans. Mais l'échec des discussions serait un coup dur risquant d'entraîner un fort ralentissement, puisque la moitié des échanges du Royaume-Uni environ se font avec l'UE.

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