Bilan

Les décisions sur le Brexit reviendront au sommet européen

Les négociateurs européens ont réalisé des "progrès" jeudi pour amender le projet d'accord destiné à maintenir le Royaume-Uni dans l'UE.

Des "clarifications techniques et juridiques" ont été apportées, mais "les principaux problèmes politiques sont toujours en suspens" et devront être traités lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union les 18 et 19 février à Bruxelles.

Crédits: Reuters

Les négociateurs européens ont réalisé des "progrès" jeudi pour amender le projet d'accord destiné à maintenir le Royaume-Uni dans l'UE, mais il reviendra aux dirigeants des 28 Etats membres, réunis en sommet la semaine prochaine, de régler les questions "politiques" non résolues, selon des sources européennes.

Des "clarifications techniques et juridiques" ont été apportées, mais "les principaux problèmes politiques sont toujours en suspens" et devront être traités lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union les 18 et 19 février à Bruxelles, a indiqué une source à l'AFP.

Le Premier ministre britannique David Cameron souhaite arracher un accord lors de ce sommet, avant d'organiser un référendum sur le maintien de son pays dans l'Union européenne, probablement en juin.

Après une première réunion vendredi dernier, des diplomates européens, y compris britanniques, ont à nouveau planché jeudi à Bruxelles sur la proposition mise sur la table par le président du Conseil européen Donald Tusk début février, destinée à répondre aux exigences de réformes exprimées par Londres.

M. Tusk va "intensifier ses consultations auprès de dirigeants", a précisé une source européenne, "afin d'assurer un soutien politique large" au texte final.

Selon le projet d'accord, dont l'AFP a obtenu copie, certains éléments ont été amoindris pour répondre aux inquiétudes de la France, notamment, quant à la poursuite de l'intégration de la zone euro, dont le Royaume-Uni n'est pas membre.

Donald Tusk a d'ailleurs rencontré jeudi Jeroen Dijsselbloem, le président de la zone euro, et Benoit Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), pour discuter de l'éventualité d'un "Brexit", la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

M. Cameron veut également limiter pendant quatre ans les prestations sociales pour les travailleurs d'autres pays de l'UE employés en Grande-Bretagne.

"Ce qui est crucial pour nous, c'est que la proposition sur le frein d'urgence en matière d'aides sociales n'a pas été diluée", a réagi une porte-parole du gouvernement britannique.

M. Tusk avait dévoilé la semaine dernière son projet d'accord pour faire en sorte que le Royaume-Uni reste dans l'Union, en proposant un "mécanisme de sauvegarde" pour que Londres puisse couper les aides sociales aux migrants intra-européens, principalement originaires d'Europe centrale et de l'Est.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."