Bilan

Les crédits au privé reculent en janvier

L'octroi de crédits au secteur privé en zone euro a reculé de 2,2% en janvier sur un an, soit légèrement moins qu'en décembre (-2,3%).

L'octroi de crédits au secteur privé en zone euro a reculé de 2,2% en janvier sur un an, soit légèrement moins qu'en décembre (-2,3%), a annoncé jeudi la Banque centrale européenne (BCE), et les analystes y voyaient un bon signe.

Crédits: DR

L'octroi de crédits au secteur privé en zone euro a reculé de 2,2% en janvier sur un an, soit légèrement moins qu'en décembre (-2,3%), a annoncé jeudi la Banque centrale européenne (BCE), et les analystes y voyaient un bon signe.

Les crédits aux entreprises non financières ont continué de se dégrader avec une baisse de 2,9%, mais le recul est moindre qu'en décembre (-3%) ou surtout novembre (-3,8%), a précisé l'institution monétaire de Francfort dans un communiqué.

Les prêts aux ménages ont quant à eux reculé de 0,2% en janvier, soit légèrement plus qu'en décembre (-0,1%).

Dans le détail, les crédits à la consommation ont continué de reculer, de 3% contre -3,1% en décembre et -3,3% en novembre, tandis que les prêts immobiliers ont progressé de 0,5% après +0,7% en décembre.

"Les prêts au secteur privé sont restés faibles en début d'année mais le rapport de janvier suggère que cet indicateur est proche d'atteindre le creux de la vague", a estimé Loredana Federico, économiste chez UniCredit, qui s'attend à le voir rebondir au cours des prochains mois dans le sillage de la reprise économique.

Christian Schulz, de Berenberg, interprète comme un bon signe que "la contraction du crédit se réduit dans presque tous les pays en crise, tandis que les dernières faiblesses observés proviennent de pays qui ne sont pas en difficulté".

"Cela pourrait être un autre signe du fait que l'octroi de crédit n'est plus le grand problème" et que par exemple en Allemagne "les ménages et entreprises n'ont simplement pas besoin d'emprunter autant qu'habituellement en ce moment, car ils peuvent compter sur leurs réserves de liquidités", selon lui.

La croissance de la masse monétaire M3, indicateur avancé de l'inflation en zone euro, a elle légèrement accéléré à 1,2% en janvier, après 1% en décembre, un chiffre conforme aux attentes du consensus d'analystes compilé par l'agence Dow Jones Newswires.

"Malgré cette hausse légère, les développements de la masse monétaire continuent de se montrer modestes, reflétant un scénario économique toujours faible. Une situation qui reste une raison d'inquiétude pour la BCE", a commenté Annalisa Piazza du courtier Newedge. Nombre d'analystes spéculent sur la possibilité de voir l'institution prendre de nouvelles mesures face à l'inflation basse et pour soutenir davantage la croissance, la semaine prochaine lors de sa réunion de politique monétaire.

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