Bilan

Les combats de Thomas Minder en images

Retour sur les coups d'éclats de Thomas Minder, devenu en quelques années une figure incontournable de la politique suisse.
  • Le succès aux votations fédérales: Thomas Minder aux anges, apprend le oui massif des Suisses à son initiative dans un Hôtel de Schaffhouse où règne l'agitation médiatique. (3 mars 2013) Crédits: Keystone
  • Le succès aux votations fédérales: Thomas Minder est courtisé par les médias suisses et étrangers à l'annonce des résultats de son initiative contre les rémunérations abusives. (3 mars 2013) Crédits: Keystone
  • Emmi, en 2007: Patron de l'entreprise de cosmétique Trybol, Thomas Minder fait parler de lui au printemps 2007. Il reproche alors à la société Emmi de fabriquer des produits à l'étranger, en les désignant de fabrication suisse. La Cour Suprême du canton de Schaffhouse le condamnera à une peine pécuniaire avec sursis pour concurrence déloyale, établissant que ses reproches étaient infondés. Son combat pour le «swiss made» n'en sera pas stoppé pour autant. Crédits: Keystone
  • UBS, en 2008: Actionnaire minoritaire d'UBS, Thomas Minder interpelle le conseil d'administration de la banque, plongée dans la tourmente après la crise des subprimes américains, le 27 février 2008. Il leur demande de renoncer à leurs bonus en pleine séance extraordinaire des actionnaires à Bâle, créant un éclat sans précédent. Crédits: Keystone
  • UBS, en 2008: Thomas Minder est mis à la porte de l'assemblée des actionnaires d'UBS. Crédits: Keystone
  • UBS, en 2008: Le CEO de la banque, Marcel Ospel, quitte brièvement l'assemblée pour s'entretenir avec lui. Crédits: Keystone
  • Débat au Conseil des Etats, en 2009: A l'origine de l'initiative populaire «Contre les rémunérations abusives», Thomas Minder suit les débats au Conseil des Etats, le 10 juin 2009. Crédits: Keystone
  • Naissance du contre-projet: Le président du PDC Christophe Darbellay et le conseil national Norbert Hochreutener (PDC) présentent le contre-projet à celle que l'on surnomme déjà «l'initiative Minder», le 19 janvier 2010. Crédits: Keystone
  • Avec Christoph Blocher en 2010: Thomas Minder présente le texte de son initiative en conférence de presse, en compagnie de Christoph Blocher, le 10 février 2010. Crédits: Keystone
  • Novartis, 2011: En séance des actionnaires de Novartis, Thomas Minder dénonce les 12 millions offerts à Daniel Vasella, le 22 février 2011. Crédits: Keystone
  • Débats au Conseil national, en 2011: Thomas Minder suit les débats sur son initiative au Conseil national, le 9 mars 2011. Crédits: Keystone
  • Elu au Conseil des Etats en 2011: Devenu une personnalité médiatisée, Thomas Minder se fait élire au Conseil des Etats, le 13 novembre 2011, pour le canton de Schaffhouse. Il s'est présenté à l'élection sans être affilié à un parti. Crédits: Keystone
  • Session d'été du parlement, en 2012: Thomas Minder participe au vote sur l'initiative contre les rémunérations abusives, lors des sessions d'été du parlement, le 31 mai 2012. Crédits: Keystone

Thomas Minder, entrepreneur furieux contre l’avidité des grands patrons, a obtenu dimanche le plus grand succès de sa carrière. Pratiquement seul contre tous, le conseiller aux Etats schaffhousois s’est imposé contre l’élite économique et l’establishment politique.

Avec des moyens financiers modestes, le «Robin des bois des petits actionnaires» a conduit ces dernières semaines un combat héroïque pour défendre son initiative contre les rémunérations abusives. Sans rechigner à se jeter dans l’arène, il est intervenu lors d’innombrables assemblées de partis et de débats.

Thomas Minder a senti que le peuple partageait sa colère. L’initiative avait déjà propulsé le fabricant de soins buccaux à la Chambre des cantons lors des élections fédérales de 2011.

Son engagement personnel lui a permis de gagner le soutien de personnalités de l’UDC. Et la prime de 72 millions promise à Daniel Vasella a finalement donné un fier coup de pouce à sa cause. La marche arrière du président sortant de Novartis n’a rien pu y changer.

Thomas Minder a par ailleurs gagné le respect de ses adversaires. Pendant la campagne, ceux-ci ont reconnu que l’initiative avait eu le mérite de lancer la discussion sur les rémunérations des managers.

Swissair met le feu aux poudre

L’origine du combat de Thomas Minder remonte à 2001, année du grounding de Swissair. Le patron de la compagnie aérienne Mario Corti conclut un contrat juteux avec Trybol AG, l’entreprise appartenant à la famille Minder depuis trois générations.

Celle-ci est chargée de fabriquer des produits de soins corporels. Lors de la faillite de Swissair, les factures restent impayées, plongeant Trybol et ses 20 employés au bord du gouffre.

En même temps, Mario Corti se voit attribuer une prime de départ de plusieurs millions de francs. Une injustice qui met le feu aux poudres du patron schaffhousois. Cinq ans plus tard, il lance son initiative contre les salaires abusifs.

Dur à cuire

Thomas Minder est souvent décrit comme un homme décontracté mais dur à cuire et têtu, avec qui la collaboration est souvent difficile. Lui-même dit avoir les pieds sur terre mais aborder les sujets de manière «non filtrée».

Il se plaît aussi dans son image d’enfant terrible. Son intervention lors de l’assemblée des actionnaires de l’UBS en 2008 est quasi légendaire. Le Schaffhousois s’était fait éjecter après avoir tenté de remettre à Marcel Ospel, alors président, un code des obligations.

D’autres combats à l’horizon

Sous la coupole, le parlementaire sans parti aime pester contre les lobbyistes ou ses collègues députés. Au Conseil des Etats, il prend la parole sur pratiquement tous les objets. Il ne recherche pas forcément des alliés. Ses motions ne portent souvent que sa seule signature.

Mais avec le succès de son initiative, un combat de près de sept années a touché à son but. Thomas Minder ne s’assagira pas pour autant. «Mon carquois est encore plein de problèmes qui doivent être réglés à Berne», a-t-il récemment déclaré. (ats/Newsnet)

 

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Merci de votre inscription
Ups, l'inscription n'a pas fonctionné
Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."