Bilan

Les cinq bougies d’Innovaud

Innovaud a pour tâche d’accompagner les start-ups vaudoises liées aux innovations depuis 2013. Les instigateurs du projet ont dressé un bilan positif après cinq ans. A l’ECAL à Renens, ils parlaient de leurs réussites et projets d’avenir.
  • Innovaud a accompagné de nombreuses entreprises - start-ups comme PME - dans leur développement.

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  • Chaque année, les progrés continuent et l'impact d'Innovaud augmente. Jusqu'à la taille critique ?

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Plus de 1000 entreprises ont eu droit au coup de pouce d’Innovaud. La moitié sont des PME, mais les jeunes pousses ne sont pas en reste puisque 129 start-ups ont été créées avec ce programme depuis son existence. Le programme vaudois de soutien à l’innovation a soufflé ses cinq bougies à l’ECAL mercredi soir. L’occasion pour Patrick Barbey, directeur d’Innovaud, Rémy Walbaum, président, et Philippe Leuba, conseiller d’Etat en charge de l’économie, ou encore Cesla Amarelle, cheffe du département de la formation sur le territoire vaudois, de présenter un bilan après une demi-décennie.

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Tous trois ont vanté les bénéfices d’un tel programme. «La technologie numérique est essentielle pour l’innovation», a rappelé Cesla Amarelle, qui réaffirme sa volonté de former les jeunes à ces technologies. L’innovation est un réel levier pour l’économie, qui créé à la fois de l’emploi et de la richesse, mais elle présente des risques. «Il y a une forte concurrence», a rappelé Rémi Walbaum, président d’Innovaud. Il a précisé que Vaud représentait une petite région à l’échelle mondiale, mais qu'elle pouvait s’inspirer et rivaliser avec de grandes agglomérations telles que Stockholm ou Tel Aviv.

A qui le tour?

Les domaines sur lesquels se concentre Innovaud sont étroitement liés à la haute technologie et à l’innovation, avec par exemple les cleantech, les sciences de la vie ou encore les industries de précision. Concrètement, l’initiative portée par Vaud agit de plusieurs manières: financement, mais aussi accompagnement, promotion, hébergement dans un technopôle ou encore mise en réseau. Innovaud se veut être un «catalyseur entre la recherche appliquée et l’économie».

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En l’espace de cinq ans, les start-ups vaudoises ont levé environ 1,2 milliard de francs et généré 330 emplois. L'emploi étant l'une des missions principales du projet favorisant l'innovation.

Innovaud met en avant la contribution importante de la Fondation pour l’Innovation Technologique (FIT), qui a soutenu 28 projets pour 5,9 millions de francs en 2017. Les prêts se succèdent, et une majorité des entreprises qui ont eu droit à des prêts existent encore aujourd’hui. Depuis 1994, seules 38 sur 179 ont cessé leur activité.

Des échecs et des réussites

Pour donner un exemple concret de réussite, l’entreprise Bestmile s’est présentée à l’auditoire. Née en 2013, elle emploie aujourd'hui plusieurs dizaines de personnes et construit un logiciel pour gérer les flottes automobiles. Bestmile se veut être aux voitures ce qu'une tour de contrôle est aux avions. Son CEO Raphaël Gindrat a décrit ses ambitions, avant de raconter son point de départ: le canton de Vaud. La date création de sa start-up est d’ailleurs proche de celle d’Innovaud. Aujourd’hui présente à Singapour, New York ou encore Lausanne, l’entreprise affiche ses ambitions mondiales. Cet exemple figure parmi les nombreux projets réussis portés par Innovaud, même si tous n’ont pas abouti à des emplois et des firmes stables.

Le moment de franchir le pas

Le président Rémi Walbaum s’est plu à présenter Innovaud comme une sorte de start-up de l’Etat, financée par le Grand Conseil. L’objectif est désormais de franchir un palier, et de scale up. «Innovaud doit passer à la vitesse supérieure», a lancé le président d’Innovaud devant collaborateurs et entrepreuneurs. Le directeur Patrick Barbey a souligné qu’en 2018, il fallait compter environ une nouvelle start-up par semaine soutenue par Innovaud. «C’est un rythme encourageant», relève-t-il. Les principaux chantiers de ces prochaines années seront l’entretien de la plateforme vaud.digital, mais aussi la poursuite de la dynamique en cours. «On est en train de créer un écosystème», s’est réjouit Raphaël Conz, chef du service de la promotion de l'économie et de l'innovation (SPEI).

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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