Bilan

Les biens déjà sur le marché pas concernés par le Brexit

Londres a proposé que les biens mis sur le marché avant le Brexit puissent continuer à s'échanger librement après la sortie de l'UE.

Londres veut que tous les biens disponibles au sein du marché unique avant que le divorce ne soit acté puissent continuer à circuler librement.

Crédits: AFP

Le gouvernement britannique a proposé lundi que les biens mis sur le marché avant le Brexit puissent continuer à s'échanger librement après la sortie de l'UE, sans préciser ce qu'il envisage pour les produits arrivant après. 

Ces propositions ont été dévoilées dans un document de travail publié par le ministère du Brexit, qui sera suivi dans la semaine d'autres du même type sur la coopération judiciaire, le règlement de litiges ou encore la protection de données.

Londres avait déjà fait part la semaine dernière de son souhait d'un accord d'union douanière intérimaire d'environ deux ans avec l'UE après le Brexit, afin de continuer à bénéficier de ses dispositions tout en négociant ses propres accords commerciaux.

Dans le document technique publié lundi, le gouvernement britannique veut que tous les biens disponibles au sein du marché unique avant que le divorce ne soit acté, c'est-à-dire en mars 2019, puissent continuer à circuler et à être vendus librement entre le Royaume-Uni et le continent sans nouvelles exigences ou restrictions.

Par bien "mis sur le marché", le gouvernement fait référence à tout type de produit qui est sorti des usines et pour lequel une commande a été réalisée.

Le gouvernement n'a toutefois donné aucune précision sur ses projets concernant le contour de ses futures relations commerciales avec l'UE une fois passée la période de transition.

Dans un communiqué accompagnant le document de travail, le ministre du Brexit David Davis a martelé que les discussions sur la sortie et les nouveaux accords étaient indissociables.

"Il est clair que notre séparation de l'UE et la relation future sont inextricablement liées", a-t-il, alors qu'une troisième session de négociations entre l'UE et le Royaume-Uni sur le Brexit doit débuter lundi prochain et se poursuivre jusqu'à la fin du mois.

Selon lui, "ces documents vont contribuer à donner aux entreprises et aux consommateurs la certitude et la confiance dans le statut de locomotive économique du Royaume-Uni une fois que nous aurons quitté l'UE".

Le patronat britannique, par l'intermédiaire de l'organisation CBI, a salué ces propositions mais a prévenu que "la seule manière de fournir aux entreprises les assurances dont ils ont besoin c'est de négocier au plus vite des accords de transition".

Un porte-parole de la Commission européenne a toutefois jugé que la situation n'avait "pas changé" après la publication de ce document, rappelant que l'UE voulait, avant d'aborder la question commerciale, des avancées suffisantes sur les termes du divorce - à savoir le règlement financier, les droits des citoyens et la question des liens avec l'Irlande. 

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