Bilan

Les jeunes du Barça, Man City, de la Juve et du Bayern jouent à Genève

Des clubs de grand calibre disputent la CSI Talent Cup les 8 et 9 février à Genève. Face à Servette, il y aura des équipes comme Manchester City, la Juventus de Turin, le Bayern Munich ou encore le Barça. Les joueurs ont 11 ans et c’est souvent leur premier grand tournoi.

Crédits: DR

C’est un événement de passionnés, pour justement continuer à faire germer la passion. La CSI Talent Cup, organisée à Genève, réunit les meilleures équipes du monde entier. Un événement somme toute normal s’il ne faisait pas déplacer des équipes de joueurs ayant environ 11 ans.

Pour les co-présidents Marco Longo et Olivier Idenda, le but est de créer des souvenirs. Fabio Burgener, responsable des pôles partenaires institutionnels et communication explique: «C’est l’occasion pour les jeunes de la région d’affronter de grands clubs une première fois dans leur vie!».

La force des Genevois est d’avoir réussi à amener en Suisse des équipes de calibre international. La Juventus, le Barça, Manchester City ou encore le Bayern Münich viennent cette année. Alors même que ces clubs mesurent l’importance de l’expérience, mais aussi de préserver leurs joueurs. Plusieurs entraîneurs sont très prudents avec les athlètes talentueux à 11 ans, puisque énormément de facteurs peuvent les empêcher de passer professionnel. Même des pépites du Barça n’ont pas pu prouver leur valeur plus tard, à l’image de Bojan, recordman de buts chez les jeunes, qui n’a jamais pu être titulaire.

Comment les faire venir ?

La CSI Talent Cup attire, et ce depuis sa création. «Nous étions parvenus à faire venir le Paris Saint-Germain en 2012, et cela a eu un effet boule de neige. L’Olympique Lyonnais avait suivi, et ainsi de suite», explique Olivier Idenda, responsable du pôle sportif. Année après année, le réseau des organisateurs du tournoi s’est développé, eux qui sont partis d’un club de quartier à Genève. Marco Longo et Olivier Idanda, et les six membres du comité, ont fait de la salle du Bout-du-Monde un hub du foot mondial.

Pour attirer les clubs, il n’y a pas de miracles. Leurs frais doivent être pris en compte. «Nous avons désormais un budget d’environ 200’000 francs», révèle Fabio Burgener. Les clubs et joueurs ne déboursent rien depuis le centre de formation, et autant les vols que les hôtels sont pris en charge par les organisateurs. Ces derniers doivent aujourd’hui refuser un nombre important d’équipes, tout en veillant à accueillir des enfants de toute l’Europe. Lors de la précédente édition, un club chinois a fait le déplacement.

Ce sont des acteurs comme la ville de Genève, le canton, le fonds du sport de la Loterie Romande, NV Logistics ou encore l’aéroport de Genève qui permettent au tournoi d’exister. «Nous avions vraiment un budget faible au début, mais il a explosé à la cinquième édition», se réjouit Fabio Burgener. Pour ancrer un peu plus l’événement localement, tous les participants au tournoi sont allés voir le match du FC Servette l’an dernier.

Des affiches étonnantes

Si le football suisse a pu voir Xamax - Real Madrid durant les grandes années, des affiches tout aussi alléchantes ponctuent la CSI Talent Cup. FC Barcelone contre CS Chênois, Meyrin contre le Bayern Munich… «Nous tentons de maximiser le temps de jeu, avec des parties de 15 minutes suivies d’une heure de repos», lance le responsable du pôle sportif.

Pour le comité bénévole, organiser l’événement chaque année est un réel bonheur. Et nul doute que pour les enfants, inscrire un but contre la Juve est un sacré souvenir. Yannick Vidal, responsable marketing et communication, rappelle que «le tournoi sera diffusé en direct sur la page Facebook du tournoi», l’occasion notamment pour la famille des sportifs d’assister à leurs exploits.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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