Bilan

Les horlogers face à un nouveau challenge

Le Grand Prix d’horlogerie de Genève a créé deux nouvelles récompenses. Parallèlement, 72 montres présélectionnées par le jury seront exposées au Musée d’art et d’histoire.

Le palmarès 2018 comptera deux prix inédits: le Prix de l’audace et le Prix challenge.

Crédits: Dr

Les amateurs de garde-temps peuvent se réjouir: du 1er au 14 novembre, 72 montres présélectionnées par le jury du Grand Prix de l’horlogerie de Genève (GPHG) seront exposées au Musée d’art et d’histoire (MAH). Et pour la deuxième année consécutive, des ateliers de découverte des multiples facettes de l’art horloger seront proposés au public et à certaines classes d’écoles du secondaire, en collaboration avec la Fondation de la haute horlogerie. L’an dernier, un élève du cycle d’orientation a été repéré durant ces ateliers, puis embauché par une grande manufacture horlogère genevoise. «Notre rôle est aussi de motiver la jeune génération à se lancer dans ce métier de plus en plus recherché», explique Carine Maillard, directrice de la Fondation du GPHG. 

Dans la même veine, Genève, qui se veut la capitale de la haute horlogerie, a soutenu le lancement d’une chaire en design horloger à la HEAD (Haute Ecole d’art et de design) en 2015. Cette même chaire exposera une sculpture horlogère unique au MAH, réalisée par l’atelier d’horlogerie Agenhor, ainsi que les projets de quatorze étudiants présentés pour la première fois. 

Le Grand Prix de l’horlogerie, créé en 2001 et chapeauté depuis 2011 par une fondation reconnue d’utilité publique, a quant à lui pour objectif de saluer l’excellence de l’art horloger contemporain. «Notre mission est de mettre en valeur chaque année la diversité de la créativité horlogère des petites et des grandes marques, commente Carine Maillard. Nous présentons et récompensons les plus belles créations.» Cette année, le GPHG, dont le jury est composé d’une trentaine de personnalités provenant du monde de l’industrie horlogère principalement, mais aussi du théâtre, de la mode ou encore du sport, récompensera 16 montres dans douze catégories (dame, homme, sport, joaillerie, complication, etc.). Deux prix inédits s’inscrivent également au palmarès 2018: le Prix de l’audace qui récompensera la liberté créative et le Prix challenge, qui honore la qualité à petit prix (moins de 4000 francs). «Nous avons des montres d’une valeur d’un million de francs et d’autres à moins de 4000 francs. Notre but, en créant cette nouvelle catégorie, est de montrer qu’il y a aussi de l’excellence à ces prix-là», ajoute Carine Maillard. 

Soirée le 9 novembre

Après les retraits de plusieurs marques horlogères des salons de Genève et de Bâle, le GPHG entend ainsi continuer à donner de la visibilité à cette industrie. Petit bémol cependant: alors qu’une centaine de marques participent au concours cette année, certaines grandes manufactures genevoises – Rolex, Patek Philippe – ne se sont pas inscrites au GPHG. Pour quelles raisons? Certaines marques n’ont pas de nouvelles créations à présenter chaque année ou ne souhaitent tout simplement pas participer, indiquent les organisateurs de l’événement. Selon un expert interrogé, la crainte de ne pas remporter de prix jouerait un rôle, «l’industrie de l’horlogerie étant très fière». 

La soirée de remise du GPHG se déroulera le 9 novembre au Théâtre du Léman, en présence du conseiller fédéral chargé de l’Economie Johann Schneider-Ammann. L’événement sera animé par l’acteur et réalisateur Edouard Baer. En guest star, la comédienne et imitatrice d’origine canadienne Véronic DiCaire.
Le GPHG, dont Raymond Loretan est le nouveau président, fonctionne avec un budget d’environ 1,5 million de francs financé par des sponsors, parmi lesquels LGT Bank. En 2020, le Prix fêtera ses 20 ans et ambitionne à cette occasion d’exposer les lauréats des Aiguilles d’or. Et pourquoi ne pas créer une académie comme les César? 

Chantal De Senger
Chantal de Senger

JOURNALISTE

Lui écrire

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l’Université de Genève. Elle débute sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Journaliste depuis 2010 pour le magazine Bilan, elle est spécialisée dans les PME. En grande amatrice de vins et gastronomie, elle est également responsable du supplément Au fil du goût encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal contribue par ailleurs régulièrement aux suppléments Luxe et Immo Luxe de Bilan.

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