Bilan

Felco, fidèle aux Geneveys depuis plus de 70 ans

Produits dans le village neuchâtelois depuis 1945, les sécateurs Felco sont exportés à travers le monde. Un nouveau directeur a repris les commandes de l’entreprise en juin 2021.

Felco emploie 172 collaborateurs aux Geneveys-sur-Coffrane, dont 20% habitent dans le village.

Crédits: PHOTO: Felco

Depuis sa création en 1945, l’entreprise Felco est toujours restée fidèle au village des Geneveys-sur-Coffrane dans le canton de Neuchâtel. Au fil des générations, la PME familiale, connue à travers le monde pour ses sécateurs, s’est agrandie et possède aujourd’hui 5 bâtiments ainsi qu’un centre logistique sur 13000 m2.

Fondée par Félix Flisch, Felco exporte plus de 90% du million de pièces qui sortent chaque année de son usine neuchâteloise. Et le Covid n’a pas affecté les affaires. Bien au contraire. Depuis le début de la pandémie, le nombre d’amateurs de jardinage a fortement progressé. «Nous connaissons une belle croissance ces derniers dix-huit mois. Le chiffre d’affaires a progressé de 15% et nous avons engagé une dizaine de personnes supplémentaires», constate Stéphane Poggi, qui a cédé, début juin, la codirection générale de l’entreprise – qu’il assumait avec Christophe Nicolet – à Nabil Francis, mari de Christelle Flisch, petite-fille du fondateur de l’entreprise.

DR

Felco emploie 172 collaborateurs aux Geneveys-sur-Coffrane, dont 20% habitent dans le village. La PME n’est pas le seul gros employeur de la localité. L’entreprise Bernasconi, active dans le bâtiment et le génie civil, le fabricant de machines-outils Esco ou la société Patric Métal, spécialisée dans la tôlerie, figurent également parmi les plus importants employeurs dans cette localité de plus de 1600 habitants bien desservie par les transports publics.

Felco est-elle impliquée dans la vie du village? «Nous soutenons une jeune athlète, Loanne Duvoisin, dont le grand-père a travaillé chez Felco. Par contre, nous n’avons pas beaucoup de contacts avec les autorités communales. Il y a peu de connexions depuis la fusion des Geneveys-sur-Coffrane avec d’autres communes pour former le Val-de-Ruz en 2013. Mais en cas de besoin, ils sont là», constate Stéphane Poggi qui assure désormais la direction opérationnelle de l’entreprise.

La notion de durabilité proposée par Felco plaît aux consommateurs. Tous les composants en aluminium bénéficient d’une garantie à vie. Quand Félix Flisch a conçu son outil de jardin, c’était déjà avec une approche moderne. Il a remplacé l’acier par l’aluminium qui n’était jusqu’alors pas utilisé en mécanisme de précision. Il a rapidement conquis les vignerons et les professionnels de la taille avant d’intéresser les amateurs de jardinage.

«Nous sommes très bien en Suisse»

L’entreprise vend ses outils dans une centaine de pays, via un réseau de distributeurs. Comment réagit la société face à la concurrence? Aurait-elle songé à délocaliser sa production à l’étranger? «Certainement pas. Nous sommes très bien en Suisse. Ce qui nous préoccupe, ce n’est pas la concurrence, mais la contrefaçon provenant d’Asie», témoigne Stéphane Poggi. Près de 400 contrefaçons du sécateur Felco ont récemment été détruites à Cegléd en Hongrie par les services douaniers. Ces faux faisaient partie d’un lot de 1260 outils contrefaits de marques diverses, qui provenaient de Chine.

Comment tenir le coup avec un outil relativement cher quand les produits de masse envahissent les étalages? Par l’innovation. Felco commercialise des outils de coupe à assistance électrique et propose également des solutions logicielles. Elle commercialise un boîtier connecté attaché au poignet des vignerons qui collecte des données géolocalisées sur la taille, l’état de santé ou le traitement des plants. Un tel système permet une meilleure planification des travaux ainsi qu’un suivi plus systématique des maladies et des traitements.


En chiffres

172 employés par Felco
1 million
de pièces produites
160
0 habitants aux Geneveys-sur-Coffrane


Bloch Ghislaine NB
Ghislaine Bloch

Journaliste

Lui écrire

Ghislaine Bloch a découvert le monde de la vidéo et du reportage dès son adolescence. Après l'obtention d'un master à la Faculté des Hautes Etudes Commerciales de l'Université de Lausanne, elle démarre sa carrière à L'Agefi où elle effectue son stage de journaliste. Puis elle rejoint le quotidien Le Temps en 2004 où elle se spécialise dans les sujets liés aux start-up, à l'innovation, aux PME et à la technologie. Des thématiques qu'elle continue de traiter chez Bilan depuis 2019.

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