Bilan

L’EPHJ pour s’offrir les composants horlogers de demain

Le salon genevois de la sous-traitance a accueilli plus de 850 exposants à Palexpo du 18 au 21 juin. Parmi les visiteurs: des curieux, d’autres sous-traitants mais aussi et surtout des horlogers en quête d’exclusivité.

Le salon comptait 815 exposants lors de l'édition 2019.

Crédits: EPHJ

Déambuler dans les allées du salon de l’EPHJ, c’est la garantie de voir autant de petits univers que de stands. Les spécialistes des balanciers sont à deux pas des fabricants d’écrins. De l’autre côté de la halle, ce sont les créateurs de machines spécialisées qui présentent leurs outils.

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Ce qui frappe? Les artisans présents ont parfois diversifié leur activité, de manière à toucher autant la medtech que l’horlogerie. «Ils ont une capacité d’adaptation et d’innovation incroyable» se réjouit Alexandre Catton, directeur du salon. Olivier Saenger, l’un des cofondateurs du salon, confirme. «C’était l’objectif de départ : faire prendre conscience aux sous-traitants des applications de leur savoir-faire, de leur précision et de leur minutie».

Neuchâtel, puis le reste

En tout, plus de 800 exposants occupent les halles de Palexpo à Genève. Le canton le plus représenté au Salon reste celui de Neuchâtel, avec 162 exposants. Le canton de Berne compte lui 126 stands. Le Jura – qui s’est largement mobilisé – et Genève ont respectivement 83 et 91 exposants tandis que le canton de Vaud présente 71 stands.

Beaucoup d’entre eux demeurent largement dans le secteur horloger, mais le salon a pour vocation de se placer en tant qu’incontournable de la haute précision. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a simplifié son nom, passant du salon «EPHJ-EPMT-SMT» à «EPHJ», le salon de la Haute Précision. «Le lauréat du prix des exposants a proposé un produit médical, et il a été élu par ses pairs» note Olivier Saenger en faisant référence à la récompense décernée mardi soir à FEMTOprint. La volonté est claire pour les organisateurs de l’événement : encourager la diversification et l’utilisation de mêmes technologies au sein de plusieurs secteurs.

Le groupe Affolter est un habitué des lieux. Il est basé à Valbirse, dans le Jura bernois, et fête ses 100 ans cette année. Surtout, il est présent depuis les débuts du salon, soit depuis 2001. D’autres groupes et sociétés sont présents depuis longtemps, mais il y a aussi les nouveaux. «Nous avons entre 80 et 100 nouvelles sociétés qui viennent chaque année», estime Olivier Saenger.

Un monde d’affaires

A ne pas en douter, chaque porte close cache potentiellement une affaire rondement menée. «Les exposants de Baselworld sont les visiteurs ici», explique Alexandre Catton. A comprendre: les grandes marques horlogères recherchent les nouveautés qui feront les garde-temps de demain. Les sociétés prennent garde à montrer des objets et composants bien précis. A l’instar de billight qui fait briller les cadrans dans la nuit, elles réservent certaines nouveautés à leurs clients.

«Il y a des prototypes dans les tiroirs» souffle encore le directeur du salon. C’est pourquoi les visiteurs peuvent apercevoir des salles de réunion confidentielles chez de nombreux stands. Dedans, les affaires ont bien lieu. L’EPHJ est l’un des lieux dans lesquelles les technologies d’aujourd’hui font les montres de demain.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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