Bilan

Le Seco révise à la baisse les prévisions de croissance 2015 et 2016

Le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) a nettement réduit ses prévisions de croissance pour 2015 et 2016, en raison de l'appréciation du franc.

L'abandon du taux plancher par la Banque nationale suisse (BNS) mi-janvier "a été suivi par une détérioration de nombreux indicateurs conjoncturels. La compétitivité-prix des entreprises en Suisse a souffert de cette appréciation", ont souligné les spécialistes du Seco.

Crédits: Keystone

Le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) a nettement réduit ses prévisions de croissance pour 2015 et 2016, en raison de l'appréciation du franc. Les économistes tablent pour cette année sur un produit intérieur brut (PIB) en hausse de seulement 0,9%, contre +2,1% précédemment. Pour 2016, ils anticipent une hausse de 1,8%, contre +2,4% initialement.

L'abandon du taux plancher par la Banque nationale suisse (BNS) mi-janvier "a été suivi par une détérioration de nombreux indicateurs conjoncturels. La compétitivité-prix des entreprises en Suisse a souffert de cette appréciation", ont souligné les spécialistes du Seco.

Mais selon ces derniers, "les effets négatifs qui en résultent devraient être partiellement compensés par l'amélioration de la conjoncture en Europe et le maintien d'une situation favorable aux Etats-Unis".

La solide croissance enregistrée par l'économie américaine devrait en effet profiter à la conjoncture suisse. Le Seco anticipe un PIB de 3,2% cette année aux Etats-Unis. La zone euro, premier partenaire commercial de la Confédération, a également affiché quelques signes d'amélioration. Son PIB devrait croître de 1,4% en 2015 et de 1,7% l'année suivante, selon le Seco.

Le groupe d'experts de la Confédération table sur une poursuite d'une hausse modérée du chômage en 2015, avec une moyenne annuelle à 3,3% (contre 3,0% attendus en décembre 2014) et 3,4% en 2016 (au lieu de 2,8%).

INFLATION POSITIVE EN 2016

Concernant l'inflation, "l'appréciation du franc suisse va exercer (...) un effet significatif en 2015, en plus de l'effet exercé par la baisse des prix pétroliers", mais l'inflation devrait à nouveau devenir positive en 2016, a poursuivi le Seco.

La chute des prix du brut depuis l'été 2014 "a une incidence positive sur le revenu disponible et les coûts de production dans les pays importateurs de pétrole, stimulant ainsi la conjoncture mondiale", a observé le Seco. Mais le recul des prix des produits pétroliers "freine le renchérissement, ce qui pourrait accentuer les risques de déflation existants", ont averti les économistes.

Le Seco table cette année sur un recul des prix à la consommation de -1,0%, suivi d'une hausse des prix de +0,3% pour 2016.

Le Secrétariat d'Etat à l'économie a ainsi suivi le mouvement d'ajustement à la baisse des prévisions conjoncturelles effectuées par d'autres instituts. Credit Suisse table ainsi cette année sur un PIB de +0,8% et de +1,2% en 2016, tandis que le consensus KOF mise sur respectivement +0,5% et +1,0%.

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