Bilan

Le salaire moyen des patrons a baissé de 25% en cinq ans

De 9,3 millions de francs, le salaire moyen des dirigeants des vingt firmes de l’indice SMI a reculé à 7,2 millions en 2011, soit une baisse de près de quart.
Les grands patrons des principales sociétés suisses cotées en bourse ont vu leur rémunération diminuer de près d’un quart en cinq ans. De 9,3 millions de francs, le salaire moyen des dirigeants des vingt firmes de l’indice SMI a reculé à 7,2 millions en 2011.

Le salaire médian des entreprises du SMI a fléchi quant à lui d’un bon 25%, selon la dernière étude présentée mercredi par le cabinet de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC). Entre 2007, date du premier rapport, et 2011, le niveau médian s’est tassé de 7,7 à 5,8 millions de francs.

Parmi les 30 entreprises de l’indice SMIM des moyennes capitalisations (non incluses dans le SMI), le traitement moyen s’est tassé de 23% depuis 2007, passant de 3,8 à 2,9 millions de francs l’an dernier. La valeur médiane a perdu 13% à 2,4 millions.

Un grand patron gagne le double

Entre 2010 et 2011, la masse salariale moyenne des dirigeants au sein SMI est toutefois demeurée stable. La médiane en revanche s’est repliée de 22%. Les directeurs les mieux lotis n’ont perçu que 7% de plus, tandis que les salaires les plus modestes ont encore fondu de 5%.

Du côté des entreprises du SMIM, le salaire moyen a légèrement progressé sur un an. En 2011, une bonne moitié des directeurs touchent entre 1,7 et 3,8 millions de francs. Au final, un patron du SMI gagne en moyenne le double de son homologue au SMIM.

L’an dernier, quelques grands patrons ont tout de même été dépassés par un autre membre de la direction, note PwC. Pour mémoire, le patron d’UBS Sergio Ermotti a touché 6,4 millions de francs, bien moins que les 9,2 millions d’un de ses responsables de division.

Administrateurs mieux payés

Les présidents de conseil d’administration ont vu quant à eux leurs honoraires s’étoffer généreusement au cours du dernier quinquennat. Le traitement médian a grimpé de 25% à 1,5 million de francs pour les sociétés du SMI et de 35% à 580’000 francs pour celles du SMIM.

Entre 2010 et 2011, la tendance demeurait à la hausse parmi les sociétés à grande et moyenne capitalisation. La masse salariale de Daniel Vasella, président de Novartis, s’est par exemple accrue de 27% à 13,5 millions de francs l’an passé.

La part variable, bonus et titres, compose toujours l’essentiel du salaire des directeurs généraux, estime le rapport, oscillant entre 50% et 70%. En 2011, le salaire de base au sein des firmes du SMI ne représentait en moyenne que le quart de l’enveloppe totale.

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