Bilan

Le PIB de la Suisse a progressé de 0,9% en 2015

Le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a augmenté en 2015, selon la première estimation du Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco). Le commerce intérieur a eu un impact négatif sur la croissance.

Au quatrième trimestre, la consommation privée s'est étoffée de 0,1%. La hausse est imputable aux domaines de la santé, des produits alimentaires et boissons, ainsi qu'aux communications.

Crédits: Keystone

Le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a augmenté de 0,9% en 2015, selon la première estimation publiée mercredi par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco). L'année précédente, la progression s'était fixée à 1,9%. Au seul quatrième trimestre 2015, la hausse s'est élevée à 0,4% aussi bien en comparaison annuelle que trimestrielle. La consommation des ménages et du secteur public a soutenu la croissance lors des trois derniers mois de l'année.

En revanche, le commerce extérieur a eu un impact négatif lors de cette période, analyse le Seco dans un communiqué. Les investissements en biens d'équipement se sont inscrits à la baisse, tandis que ceux dans la construction sont restés stables (+0,1%). Le déflateur du PIB s'est contracté de 1,1% en glissement annuel, affirme le Seco.

La progression du PIB au 4e trimestre dépasse les prévisions des économistes sollicités par AWP, qui tablaient sur une croissance comprise entre +0,1 et +0,2%.

Sur l'ensemble de l'année, le PIB à prix courant s'est inscrit à -0,4%, la première baisse nominale depuis 2009, selon le Seco. Le déflateur affiche un recul marqué de 1,3%. La consommation privée et publique s'est étoffée respectivement de 1,1% et de 1,7%. La progression est encore plus marquée pour les investissements en bien d'équipements, à 3,2%. Dans la construction, les investissements se sont repliés de 1,3%.

Du point de vue de la production, la rubrique santé humaine et activités sociales se trouve du bon côté de la barre, en hausse de 5,3%. L'industrie manufacturière affiche une progression de 3,1%. Les commerces et les services financiers terminent assez nettement dans le rouge (-2,8% et -2,1%).

Consommation privée en légère hausse

Au quatrième trimestre, la consommation privée s'est étoffée de 0,1%. La hausse est imputable aux domaines de la santé, des produits alimentaires et boissons, ainsi qu'aux communications. Le logement et l'énergie sont en berne. La consommation publique a connu une hausse plus nette, de 0,6%.

Le repli des investissements en biens d'équipement s'est élevé à -0,9%, en raison des tendances négatives fournies par les véhicules et la recherche-développement. Ces deux rubriques figuraient encore dans les moteurs de croissance les trimestres précédents, soulignent les spécialistes du Seco.

Un bond de 2,9% est constaté pour les exportations de marchandises, grâce aux secteurs pharma et chimie. L'horlogerie, les instruments de précisions et la bijouterie accusent une légère baisse. Les exportations de services ont lourdement chuté, à -3,2%.

La plupart des prix sont restés dans une tendance baissière, avec toutefois un léger ralentissement. Les plus fortes baisses sont enregistrées dans le commerce extérieur.

L'industrie manufacturière a livré la plus forte impulsion de production (+1,9%). Il en va de même pour la valeur ajoutée générée par la construction (+0,6 %) et le secteur des transports et de la communication (+0,5 %). Le commerce, avec une baisse de 0,6%, et la rubrique hébergement et restauration (-1,6%) sont dans le rouge.

Le Seco a révisé la croissance au troisième trimestre par rapport au deuxième trimestre, qui s'inscrit désormais en négatif (-0,1%), contre 0,0% précédemment. L'indicateur est inchangé à -0,8% en comparaison annuelle.

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