Bilan

Le pétrole débute la semaine dans le rouge

Les prix du pétrole se repliaient lundi en cours d'échanges européens, dans un marché hésitant à franchir à la hausse le seuil des 50 dollars le baril.

Les cours n'ont pas vraiment réussi à tirer parti de la stabilisation du billet vert vendredi, et restaient orientés à la baisse ce lundi.

Crédits: Reuters

Les prix du pétrole se repliaient lundi en cours d'échanges européens, dans un marché hésitant à franchir à la hausse le seuil des 50 dollars le baril alors que des inquiétudes sur la surabondance d'offre refaisaient surface.

Vers 10H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 48,21 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 51 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, perdait 57 cents à 47,84 dollars.

"Les cours du brut ont baissé au cours du week-end après que le décompte des puits en activité (par le groupe de services pétroliers) Baker Hughes est resté stable vendredi, ce qui indique que l'offre continue d'être un facteur important pour le pétrole", relevaient Michael van Dulken et Augustin Eden, analystes chez Accendo Markets.

"Alors que les incendies au Canada et l'instabilité politique ailleurs ont soutenu les prix dernièrement, le problème toujours présent de la surabondance mondiale demeure", poursuivaient les analystes.

Les cours du Brent et du WTI, après avoir fortement progressé en début de semaine dernière, jusqu'à signer mercredi de nouveaux plus hauts en plus de six mois et demi, avaient ensuite lâché du lest dans le sillage d'une nette appréciation du dollar et alors que les investisseurs se montraient prudents à l'approche du seuil symbolique des 50 dollars le baril.

Les cours avaient subi mercredi et jeudi l'impact du renforcement du dollar sur fond de spéculations relancées sur la perspective d'une éventuelle hausse des taux d'intérêt américains le mois prochain, mais ils n'ont pas vraiment réussi à tirer parti de la stabilisation du billet vert vendredi, et restaient orientés à la baisse ce lundi.

"On pourrait dire que (le pétrole et l'or) sont à la merci d'un billet vert renforcé mais l'offre mondiale plus ferme dans le cas du pétrole est également un facteur-clé", faisait remarquer Brenda Kelly, de London Capital Group.

Par ailleurs, alors que des problèmes d'approvisionnement, avec notamment des incendies dans la région d'exploitation des sables bitumineux au Canada et une série de sabotages au Nigeria, avaient permis aux cours de nettement progresser ces derniers jours, l'amélioration de la situation dans la province de l'Alberta et le fait que, pour la première fois cette année, le nombre de puits en activité aux États-Unis n'est pas ressorti en baisse vendredi, pesaient à nouveau sur les prix.

"Les prix faibles au début des échanges sont sans aucun doute attribuables aux nouvelles en provenance du Canada: grâce à des températures plus fraîches et à des précipitations ces derniers jours, les incendies dans la province pétrolifère de l'Alberta semblent être largement sous contrôle", notaient les analystes de Commerzbank, soulignant que les ordres d'évacuation pour les sites de production pétrolière (situés au nord de Fort McMurray) avaient de nouveau été levés par les autorités locales.

Par ailleurs, indiquaient-ils, le nombre de puits pétroliers en activité est resté inchangé à 318 la semaine dernière aux États-Unis, selon le décompte établi par la société Baker Hugues, alors qu'il avait jusqu'alors constamment décliné depuis le début de l'année 2016.

Enfin, des propos tenus par l'Iran au cours du week-end ont également contribué, selon eux, à faire pression sur les prix.

Téhéran a clairement indiqué qu'il n'avait aucune intention de limiter sa production pétrolière ou ses exportations pour l'instant, suggérant qu'aucun accord sur des plafonds de production ne devait être attendu lors de la prochaine réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) la semaine prochaine à Vienne.

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