Bilan

Le pétrole creuse ses pertes

Vers 10H30 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 43,07 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en recul de 40 cents par rapport à mercredi.

"La tendance à la baisse des prix du pétrole s'est intensifiée (mercredi) après la publication des données sur les stocks américains", notaient les analystes de Commerzbank.

Crédits: AFP

Les prix du pétrole continuaient à décliner jeudi en cours d'échanges européens, approchant du seuil des 40 dollars le baril dans un marché dont le pessimisme quant aux excédents a été accentué par les derniers chiffres hebdomadaires sur les stocks américains.

Vers 10H30 GMT (12H30 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 43,07 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en recul de 40 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance perdait 9 cents à 41,83 dollars.

"La tendance à la baisse des prix du pétrole s'est intensifiée (mercredi) après la publication des données sur les stocks américains", notaient les analystes de Commerzbank, précisant que les cours du Brent et du WTI avaient chuté de quelque 5% depuis le début de la semaine et de 13% depuis le début du mois de juillet.

La référence européenne du brut est même tombée ce jeudi vers 09h50 GMT jusqu'à 42,88 dollars, un minimum depuis le 20 avril, tandis que son homologue américaine a atteint au même moment 41,66 dollars, un plus bas en plus de trois mois également.

"Le rapport sur les stocks (publié mercredi) par le département américain de l'Énergie a été globalement décevant" alors que "contrairement aux attentes et au rapport de l'American Petroleum Institute (API), les stocks de pétrole brut américains ont grimpé la semaine dernière de 1,7 million de barils pour la première fois en dix semaines", soulignaient les analystes de Commerzbank.

Or, ceci est venu s'ajouter à un excédent déjà existant d'essence, dont les réserves se sont encore accrues de 500.000 barils, enregistrant leur cinquième hausse au cours des six dernières semaines alors même que la saison estivale est théoriquement le moment où elles diminuent en raison des nombreux déplacements automobiles.

"Une production d'essence continuellement élevée est à blâmer pour cela" car "durant les quatre dernières semaines, la demande d'essence aux États-Unis a augmenté de 2,6% par rapport à l'année précédente, même si cela n'a pas suffi à absorber l'offre supplémentaire", expliquait-on chez Commerzbank.

Enfin, une forte et inattendue progression des réserves au terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma, centre-sud), très surveillées car elles servent de base aux cours du WTI, n'ont rien fait pour apaiser les craintes du marché, qui face à de tels vents contraires, n'a même pas su tirer profit d'un net affaiblissement du dollar consécutif à une décision de la Fed, qui rend pourtant les achats d'or noir moins onéreux.

"La faiblesse du dollar américain a été plus que compensée par la première augmentation des stocks (de brut) du DoE en dix semaines, et si vous ajoutez à cela la quatrième hausse consécutive du nombre de puits de forage en activité aux États-Unis relayée par Baker Hughes vendredi, les fondamentaux (de l'offre et de la demande) semblent devenir moins favorables aux prix", concluait David Cheetham, analyste chez XTB.

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