Bilan

Le pétrole bute à nouveau à New York sur la barre des 50 dollars le baril

Le baril de "light sweet crude", référence américaine du brut, a clôturé à 49,91 dollars à New York. Il est monté en cours de séance jusqu'à 50,33 dollars avant de perdre du terrain.

Les cours du brut avaient reçu un coup de pouce sur la demande de l'AIE et l'Opep qui ont toutes deux relevé leurs prévisions pour la demande mondiale.

Crédits: afp

Le prix du pétrole coté à New York a terminé en légère hausse lundi, butant sur le seuil symbolique des 50 dollars le baril en attendant le rapport sur le niveau des réserves de produits pétroliers aux Etats-Unis.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en octobre, référence américaine du brut, a grappillé 2 cents pour clôturer à 49,91 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Il est monté en cours de séance jusqu'à 50,33 dollars avant de perdre du terrain.

Sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre a terminé à 55,48 dollars, en baisse de 14 cents par rapport à la clôture de vendredi.

"On reste dans une fourchette d'échanges très limitée, les investisseurs ne semblent pas parvenir à déterminer une direction claire", a observé Kyle Cooper d'IAF Advisors. "Ils ne savent sans doute pas trop se positionner" avant le rapport du Département américain de l'Energie (DoE) mercredi, a-t-il avancé.

"Il n'y a pas vraiment de nouvelles informations ce lundi, le marché peine à faire franchir au baril de WTI la barre des 50 dollars après la relative solidité des marchés la semaine dernière", a aussi estimé Robert Yawger de Mizuho.

Les cours du brut avaient reçu un coup de pouce de commentaires encourageants sur la demande de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui ont toutes deux relevé leurs prévisions pour la demande mondiale d'or noir pour 2017 et 2018.

"Depuis, les prix sont un peu coincés entre la moyenne glissante du baril au cours des 200 derniers jours, actuellement à 49,57 dollars, et la barre des 50 dollars", a remarqué M. Yawger.

"On s'était retrouvé dans le même genre de configuration technique fin juillet-début août et les cours ne sont pas parvenus à monter plus haut", a-t-il rappelé.

L'offre mondiale reste abondante, et même si le groupe privé Baker Hughes a fait état vendredi d'une baisse du nombre de puits actifs aux Etats-Unis, l'ampleur limitée des dégâts provoqués par les ouragans Harvey et Irma sur l'industrie pétrolière dans le pays laisse penser que la production américaine reste solide.

Le rapport du DoE devrait donner mercredi des indications plus précises sur l'impact des ouragans sur les stocks américains d'or noir "même si les investisseurs savent qu'il est difficile à mesurer tant les incertitudes sont nombreuses", a souligné M. Cooper. "Dans ces conditions il est difficile d'analyser ces données dans une perspective de long terme, a-t-il ajouté.

Pour Ipek Ozkardeskaya, analyste chez London Capital Group, un cours du WTI aux niveaux actuels "peut sembler assez élevé pour beaucoup d'opérateurs attendant toujours des engagements plus concrets de l'Opep et de ses partenaires pour limiter leur production".

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s'est engagée fin 2016 avec d'autres producteurs, dont la Russie, à limiter ses extractions afin de tenter de redresser les prix.

Après avoir respecté assez scrupuleusement leurs objectifs en début d'année, les membres du cartel ont eu tendance à augmenter leurs extractions au fil des mois. La production de l'Opep s'est toutefois légèrement repliée en août.

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