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Le Parlement grec adopte le troisième plan d'aide

Le Parlement grec a adopté vendredi matin, après un débat qui a duré toute la nuit, le troisième plan d'aide au pays, d'un montant d'environ 85 milliards d'euros sur trois ans.

Athènes espère maintenant un feu vert de l'Eurogroupe qui se réunit à Bruxelles vendredi après-midi, puis un premier versement d'une vingtaine de milliards d'euros dans les prochains jours pour payer jeudi prochain 3,4 milliards d'euros dus à la BCE, et commencer à rembourser les fournisseurs de l'Etat qui n'ont pas été payés depuis des mois.

Crédits: AFP

Le Parlement grec a adopté vendredi matin, après un débat qui a duré toute la nuit, le troisième plan d'aide au pays, d'un montant d'environ 85 milliards d'euros sur trois ans, essentiellement grâce aux voix de l'opposition.

Le texte de 400 pages a été adopté par 222 voix pour, 64 contre et 11 abstentions. Mais quelque 30 députés de la gauche radicale Syriza -32 selon un premier comptage non définitif- ont voté contre l'accord et 11 se sont abstenus, augmentant les défections dans le camp du Premier ministre qui n'a plus de majorité.

Alexis Tsipras pourrait décider, face à cette division dans son parti, de demander un vote de confiance au parlement avant le 20 août puis d'annoncer des élections anticipées.

Avant le vote l'assemblée, il avait appelé à voter en faveur d'un accord qui permet selon lui d'assurer "la survie du pays et de continuer le combat".

Répondant au président de la Nouvelle Démocratie, le Premier ministre avait également laissé ouvert la possible tenue d'élections anticipées: "Ne mettez pas sur la table de telles questions, car elles pourraient bien être acceptées", avertissant cependant que le "souhait (de l'opposition, ndlr) que ce soit la fin du gouvernement de gauche ne se réalisera pas".

Le vote prévu à l'origine jeudi soir a été retardé par la présidente de l'Assemblée, Zoé Konstantopoulou, une des personnalités du Syriza vivement opposée à l'accord, qui avait qualifié le projet de loi d'anticonstitutionnel.

"Le gouvernement donne les clefs à la Troïka (des créanciers, ndlr), avec sa souveraineté et ses richesses nationales", a-t-elle déclaré lors du débat au Parlement.

Après des mois de négociations chaotiques avec l'Europe et le FMI, notamment sous la conduite de l'ancien ministre des Finances Yanis Varoufakis, un gouvernement Tsipras remanié a mis sur pied les modalités du troisième programme de renflouement du pays depuis 2010 en deux semaines de discussions à Athènes avec les représentants des créanciers (UE, FMI, BCE, Système européen de stabilité).

Athènes espère maintenant un feu vert de l'Eurogroupe qui se réunit à Bruxelles vendredi après-midi, puis un premier versement d'une vingtaine de milliards d'euros dans les prochains jours pour payer jeudi prochain 3,4 milliards d'euros dus à la BCE, et commencer à rembourser les fournisseurs de l'Etat qui n'ont pas été payés depuis des mois.

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