Bilan

Le Nigeria tend les bras aux investisseurs suisses

Métropole continentale, Lagos foisonne d’opportunités pour les investisseurs et les entrepreneurs à la recherche de rendement à deux chiffres. Les pionniers sont déjà là.

Alors qu’en Asie, les marchés sont arrivés à maturité l’Afrique constitue l’une des dernières régions à offrir un fort potentiel de développement. Porte d’accès pour un marché africain à 1,2 milliard d’habitants, la métropole nigériane de Lagos connaît l’effervescence des marchés en train de percer sur la scène économique mondiale. D’ici 2025, le Nigeria sera le troisième pays le plus peuplé au monde, derrière l’Inde qui aura dépassé la Chine.

Entre 2010 et 2014, la croissance annuelle a atteint le taux record de 6,5%. A titre de comparaison, la croissance helvétique oscille autour de 1% et en Chine, elle a fléchi de 14% en 2007 à 7% en 2015. Givaudan, Firmenich, SGS, la compagnie maritime basée à Genève MSC, Sika, Bobst, ABB, Syngenta ou encore Roche y sont déjà implantés.

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Loin des clichés sur une misère endémique à l’Afrique, la population nigériane vit plutôt confortablement au sein d’une classe moyenne estimée à quelque 30 millions de personnes. Le parc automobile se révèle rutilant. Les Nigérians démontrent un sens inné du système D. Chacun cumule différents emplois et fonctionne comme une microentreprise dans les services et le commerce.

Le Nigeria est le terreau de réussites spectaculaires, notamment dans la banque et les télécoms. La compagnie télécom nigériane Globacom enregistre des ventes annuelles de l’ordre de 2 milliards de dollars, tandis que le pays représente à lui seul 40% des revenus de géant sud-africain MTN actif dans une quarantaine de marchés émergents. Fondée en 1990 à Lagos, la banque Zenith accumule une capitalisation boursière 3 milliards de dollars.

Active depuis 50 ans sur ce marché, la multinationale veveysane Nestlé y a enregistré entre 2011 et 2015 un bond de 54% des ventes. Porte-parole de Novartis à Bâle, Satoshi Sugimoto souligne : « L’Afrique affiche la deuxième plus forte croissance au monde, derrière l’Asie. Le taux moyen doit grimper de 3,7% en 2016 à 4,5% en 2017, selon la Banque Africaine de Développement. »

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Rassemblant les plus grandes réserves du pétrole du continent et membre à l’OPEP, le Nigéria a cependant glissé dans la récession suite à la chute des prix du brut. La monnaie nationale, le niara, a perdu depuis les trois quarts de sa valeur, faisant flamber le prix de la vie pour la population. Ce revers conjoncturel comporte paradoxalement des avantages pour les firmes qui cherchent à élargir leur marché.

Les opportunités pour les investisseurs ont à découvrir dans l'édition print du 18 janvier.

 

Mary Vacharidis
Mary Vakaridis

JOURNALISTE

Lui écrire

Journaliste chez Bilan, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

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