Bilan

Le golf, le meilleur des sports d’adresse

Le Forum économique du Nord vaudois ne s’y est pas trompé. En préambule à sa tenue, il a organisé une compétition réunissant 140 personnes. Idéal pour réseauter. Et faire des affaires?
  • Lors de la 4e édition de sa Golf & Business Cup (de g. à dr. et de haut en bas): Stéphane Rapin, Cédric Borboën, Pierre-Marcel Favre... 

    Crédits: Valdemar Verissimo
  • ... Philippe Gaemperle...

     

    Crédits: Valdemar Verissimo
  • ... Patrick Delarive...

    Crédits: Valdemar Verissimo
  • ... et les Birdies Girls.

    Crédits: Valdemar Verissimo

Pour participer à la 4e FENV Golf & Business Cup, qui s’est déroulée le 19 août au Golf Club de Payerne, il fallait parfois se lever très tôt… Surtout pour ceux qui, dès 7 h du matin, faisaient le «check in» avant le tirage au sort des équipes. Chefs d’entreprise, banquiers, commerciaux, journalistes, tous étaient aux anges. Outre le plaisir de venir taper dans la balle sur ce beau parcours, ces golfeurs venaient aussi pour réseauter. Les organisateurs du forum ne s’en cachent pas, au contraire. Mais est-ce que le golf permet de faire des affaires?

«C’est le seul sport où il n’y a pas de rapport entre le poids et la puissance, et donc où les femmes et les hommes peuvent rivaliser», observe Cédric Borboën, président du forum. Cela a été corroboré dans les faits, puisque l’équipe qui a remporté la 4 édition de ce tournoi était la plus mixte: elle comportait deux femmes.

«Je n’avais jamais joué au golf avant l’initiation offerte par le FENV où l’on alterne entre escalope et air shot (c’est lorsque le club loupe la balle en passant par-dessus, ndlr), raconte avec humour l’une des participantes, Monica Malcarne, de la société Covance Central Laboratory Services. Ce qui nous rassure, c’est quand les grands malabars tout musclés font des grandes escalopes sans pour autant envoyer la balle très loin. Finalement, c’est un jeu d’adresse plus que de force.»

Le golf est un sport où l’on joue généralement par équipe de deux, trois, voire quatre personnes et où tous les partenaires peuvent avoir du plaisir. «Et c’est à ma connaissance le seul sport que l’on peut pratiquer en discutant», dixit Cédric Borboën. Ce qui est certain, c’est que lorsque l’on effectue le parcours complet habituel, soit un 18 trous, cela signifie de passer entre quatre et cinq heures
ensemble, sans compter le probable déjeuner qui suit. «Cela permet de gagner trois à quatre ans de relationnel avec
la personne. Généralement, on se tutoie très vite.»

Arthur de Rivoire, cofondateur d’un réseau social axé sur le golf baptisé allsquaregolf.com, confirme: «Le golf aide énormément à baisser les barrières. J’ai joué voilà un an avec l’associé d’une grande banque privée qui m’a demandé de le tutoyer d’emblée. Trois mois plus tard, j’ai décroché un rendez-vous pour lui présenter mon business.»

Membre du Golf Club de Genève et détenteur d’un handicap négatif de 2, l’ancien champion de Suisse junior admet que le fait d’être un bon golfeur est un atout supplémentaire. «Aux Etats-Unis, c’est encore plus évident. Avec mon associé Patrick Rahme, nous avons sympathisé lors des 9 premiers trous avec des partenaires potentiels, et lors des 9 derniers trous, nous avons parlé affaires.»

Lors de la compétition de golf du FENV, un tirage au sort est effectué pour déterminer la composition des équipes, chaque participant ayant au préalable indiqué son handicap. «Cela permet aux gens de passer la matinée avec des personnes qu’ils ne connaissaient pas avant, tout en ayant des équipes les plus équilibrées possible», précise Cédric Borboën. L’objectif principal de cette compétition amicale est de faire se rencontrer 20% des participants du Forum économique quelques jours avant. Cette année, l’événement se tiendra le 4 septembre à Yverdon-les-Bains.

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

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Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin de cette année.

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