Bilan

Le FMI dément vouloir instaurer une taxe sur les riches

Le Fonds monétaire international (FMI) a démenti jeudi vouloir imposer une taxe exceptionnelle sur les hauts revenus pour réduire les déficits publics comme le suggérait un récent rapport de l'institution.
Le Fonds monétaire international lors d'une assemblée générale, le 12 octobre 2013, avec Christine Lagarde sa présidente.
«Nous ne recommandons pas l'instauration d'un impôt sur la richesse», a déclaré un porte-parole du FMI, William Murray, lors d'une conférence de presse à Washington. Dans un rapport publié début octobre, le Fonds assurait qu'une taxe exceptionnelle sur la richesse des ménages aurait de «fortes chances» de succès, précisant qu'un prélèvement de 10% dans quinze pays de la zone euro permettrait à ces pays de ramener leurs déficits aux niveaux d'avant-crise.

Suggestion

Cette proposition a été abondamment commentée, certains y voyant un infléchissement majeur de la doctrine du Fonds quand d'autres accusaient le Fonds d'appeler à un impôt confiscatoire. Le porte-parole du FMI a tenté de clore la polémique jeudi en assurant que cette proposition n'était qu'une «suggestion» des experts du Fonds, mais en aucun cas une recommandation politique de l'institution. «C'est juste un travail d'analyse (...) qui revient à dire si vous faites ça, voilà ce que vous pouvez en retirer mais ce n'est pas une mesure que le Fonds recommande formellement», a assuré William Murray.



Dans ce même rapport publié à l'occasion de son assemblée générale, le FMI estimait également qu'il semblait exister une «marge suffisante» dans beaucoup de pays avancés pour taxer davantage les grandes fortunes, afin de «renforcer la légitimité» des plans d'austérité budgétaire.
François-Xavier Lanfray

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