Bilan

Le Conseil fédéral fixe ses priorités pour 2016-20

Voie bilatérale avec l'UE, partenariats stratégiques mondiaux, engagement pour la paix, développement durable: le Conseil fédéral a dévoilé les priorités de la politique étrangère suisse jusqu'en 2019.

Des efforts doivent désormais être faits auprès de tous les pays européens, pas seulement auprès des voisins directs, a plaidé M. Burkhalter. L'Allemagne, l'Autriche, la France et l'Italie restent toutefois des partenaires économiques importants pour la Suisse et ne doivent pas être oubliés.

Crédits: Keystone

Voie bilatérale avec l'UE, partenariats stratégiques mondiaux, engagement pour la paix, développement durable: le Conseil fédéral a dévoilé les quatre priorités de la politique étrangère suisse jusqu'en 2019. Il veut aussi consolider l'aide aux Suisses de l'étranger.

Dans notre analyse de l'environnement international actuel, il y a une face sombre, a indiqué en conférence de presse le ministre des affaires étrangères, Didier Burkhalter. Les crises et les conflits sont plus nombreux, la fragilité est plus grande, notamment à l'Est et au Proche-Orient.

"Mais il y a aussi une face plus lumineuse", et des possibilités de coopération: l'accord sur le nucléaire avec l'Iran, la reprise des relations entre Cuba et les Etats-Unis, l'Agenda onusien 2030, ou l'accord sur le climat signé à Paris en novembre.

Solutions européennes

Dans ce contexte, les défis qui se posent à l'ensemble du continent européen comme la crise des réfugiés illustrent l'importance des relations avec l'Union européenne (UE). Des solutions communes efficaces doivent être trouvées à l'échelon supranational, en complément aux mesures prises en Suisse, indique mercredi le Conseil fédéral dans son rapport.

L'acceptation de l'initiative de l'UDC contre l'immigration a engendré de nouvelles incertitudes sur l'avenir des bilatérales. Le Conseil fédéral veut arriver à une "solution consensuelle qui respecte tant le nouvel article constitutionnel que l'accord sur la libre circulation des personnes".

La voie bilatérale exige aussi un cadre institutionnel, afin de garantir l'accès au marché intérieur et renforcer la sécurité juridique. C'est sur un tel accord institutionnel que reposeront de nouveaux accords sectoriels sur l'accès au marché intérieur de l'UE, par exemple dans les domaines de l'électricité et des services financiers.

Des efforts doivent désormais être faits auprès de tous les pays européens, pas seulement auprès des voisins directs, a plaidé M. Burkhalter. L'Allemagne, l'Autriche, la France et l'Italie restent toutefois des partenaires économiques importants pour la Suisse et ne doivent pas être oubliés.

Partenariats et médiation

Deuxième priorité: les partenariats stratégiques avec des pays hors de l'espace UE/AELE doivent être développés. La Suisse n'appartient ni à l'UE, ni à l'OTAN, ni au G20, rappelle le gouvernement. Il est important qu'elle renforce ses relations en particulier avec les pays émergents et les BRICS (Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud), ainsi qu'avec les Etats-Unis, le Japon et la Turquie.

Les organisations régionales jouent aussi un rôle de plus en plus important sur les plans politiques et économiques, a rappelé Didier Burkhalter. Et de citer l'Alliance du Pacifique (Amérique latine et centrale) ou l'Association des nations de l'Asie du Sud-est (ASEAN).

Troisième priorité: la Suisse veut poursuivre son engagement en faveur de la paix et de la sécurité. Elle va donc renforcer ses activités de médiation des crises et des conflits. Ses priorités géographiques sont le Proche et le Moyen-Orient, l'Afrique et l'espace de l'OSCE.

Dernière priorité stratégique, la Suisse s'engage pour un monde sans pauvreté et un développement durable dans le cadre des objectifs de l'Agenda 2030 de l'ONU. Outre l'aide humanitaire, elle cible des domaines du développement et de la coopération où elle peut apporter son expertise, comme la formation professionnelle.

Suisses de l'étranger

Parallèlement, le rapport s'intéresse aux 761'930 Suisses de l'étranger et aux 10 millions de voyages effectués chaque année par des touristes helvétiques. Pour leur apporter son soutien, le Département fédéral des affaires étrangères privilégie les solutions de cyberadministration.

Un nouveau registre des Suisses de l'étranger a été mis en place (eVera). Ils pourront s'y inscrire dès la mi-2016. Les touristes helvétiques peuvent d'ores et déjà s'enregistrer en ligne via une plateforme et l'application Itineris pour pouvoir être joints en cas d'urgence.

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