Bilan

Le Big Mac suisse est le 3e plus cher au monde

Le Big Mac Index, indice de mesure des prix à travers le monde établi depuis 1986 par The Economist, place la Suisse sur le podium en 2014: le prix du célèbre hamburger y serait plus cher que partout ailleurs dans le monde, excepté en Norvège et au Venezuela.
  • Le Big Mac est très cher en Suisse par rapport à la plupart des pays du monde.

    Crédits: Image: Paul J. Richards/AFP
  • Dans l'édition de janvier 2014, la Suisse voit le prix de son Big Mac se hisser à la 3e place mondiale.

    Crédits: Image: The Economist
  • Depuis 1986, The Economist se base sur le hamburger le plus vendu au monde pour mesurer les écarts entre les prix et les principales devises à travers le monde.

    Crédits: Image: Nam Y. Huh/Keystone

Un consommateur suisse paie son Big Mac en moyenne 54,5% plus cher que la moyenne mondiale. Seuls les consommateurs norvégiens (68,6%) et vénézuéliens (54,7%) paient leur hamburger plus cher qu'ici. C'est ce qui ressort de l'édition 2014 du Big Mac Index publié en fin de semaine dernière par The Economist.

Depuis l'invention de l'indice, le prix du Big Mac a toujours été supérieur en Suisse par rapport aux Etats-Unis ou à la moyenne mondiale. Mais sur les 14 dernières années, la tendance est clairement à la hausse: surévalué de 30% en 2000, il a atteint un pic en 2011 (+100%), avant de revenir à des niveaux plus sages (entre 50 et 70% selon les années).

Le PIB/habitant atténue la différence

A l'autre bout de l'échelle des prix: l'Indonésie, l'Ukraine, la Malaisie, l'Afrique du Sud et l'Inde, où le prix du Big Mac est jusqu'à 66,8% sous-évalué. Au centre de l'échelle des prix du Big Mac figurent évidemment les Etats-Unis, dont le dollar sert de référence. Mais The Economist propose de varier l'étude en prenant d'autres devises en référence (euro, livre Sterling, yen ou yuan).

En tenant compte du PIB par habitant, les différences sont toutefois réduites. La surévaluation du Big Mac en Suisse descend ainsi sous la barre des 20% (15,7%), dans des niveaux très proches de ceux de la zone euro (16,5%), alors que l'indice de base fait du Big Mac suisse un produit bien plus cher que le Big Mac dans la zone euro (54,5% contre 7,3%).

Inventé en 1986 par la rédaction de l'hebdomadaire britannique, le Big Mac Index permet de mesurer deux fois par an (janvier et juillet) le niveau des devises les unes par rapport aux autres avec la parité de pouvoir d'achat. Destiné à lutter contre les disparités locales qui influent sur la composition d'un panier de produits, le Big Mac Index part du principe que le hamburger de chez McDonald's est universellement répandu, qu'il exige des ingrédients simples et pour lequel les restaurants peuvent s'approvisionner localement, que sa réalisation est simple et que les méthodes sont diffusées sur toute la planète par la firme au M géant.

Une version gourmet moins prisée

Imaginé en forme de clin d'oeil, il a rapidement séduit nombre d'économistes qui ont pris le burger le plus répandu au monde comme un indice de référence. Il aurait fait l'objet d'une vingtaine d'études universitaires et figure désormais parmi les références des spécialistes des devises et du pouvoir d'achat. Le succès de ce qui était vu comme une boutade à l'origine a poussé la rédaction de The Economist à proposer une version gourmet, mais qui connaît moins de succès.

Pour arriver à ses chiffres, The Economist fait appel aux données de McDonald's pour les prix du Big Mac dans tous les pays où la chaîne est implantée, mais aussi aux bases de données du FMI et de Thomson Reuters pour ajuster le calcul des devises.

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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