Bilan

Le sport qui fait battre le cœur des sponsors

Le bien-être et le sport étaient au cœur des débats lors du Forum Economique Roman (FOROM). La thématique a été décortiquée par plusieurs experts du milieu. Compte-rendu.

La première table-ronde du Forum Economique Romand a lancé un débat sur l'image de la Suisse à l'étranger.

Crédits: DR

Pour une première édition dans la capitale olympique, le FOROM a choisi de parler de sport et de bien-être. Le Forum Economique Romand a réuni 480 personnes au SwissTech Convention Center, sur le campus de l’EPFL. Si l’après-midi était consacré à des ateliers, la matinée comprenait plusieurs conférences. Comment valoriser la Suisse à l’étranger ? Que vaut le sponsoring d’une compétition telle que le Freeride World Tour ? Comment vendre la durabilité en formule E ? Autant de thèmes abordés par les différents intervenants. Cédric Borboën, président du Forom, a insisté sur la place du sport dans la vie des Suisses en ouverture des hostilités. Une place ô combien importante.

Sport suisse à l’étranger : merci Roger

Qui représente la Suisse outre frontière ? Présence Suisse s’est posé la question et a tenté d’y répondre à l’aide d’un sondage. Le constat est clair : Roger Federer est le principal ambassadeur du sport helvétique. Vient ensuite le président de la FIFA Gianni Infantino. Certains footballeurs sont également connus, tout comme quelques grands noms du ski alpin.

Nicolas Bideau, directeur exécutif de Présence Suisse, a insisté sur la faculté du sport à créer des émotions. Lors de son intervention, il a rappelé que le marketing allait de pair avec des émotions – si possibles positives – et que le sport regorgeait de ces moments émotionnels forts. Les grands chelems de Federer, le parcours de la Nati, les médailles de Théo Gmür sont autant de moments marquants, qu’il est potentiellement possible d’associer à un produit ou une marque. Nicolas Bideau raconte : «La Maison suisse raconte plein d’histoires. Il y a par exemple eu celle racontée par Alain Berset». Le Conseiller fédéral avait en effet tweeté à propos d’un match de hockey historique entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.

Ce tweet avait contribué à la bonne image de la Suisse à l’international. Une image que Nicolas Bideau a pour mission de préserver.

Valorisation par A+B

Nicolas Hale-Woods a livré une véritable leçon de transparence lors de son intervention. Le patron du Freeride World Tour ainsi que du récent E-Bike Festival s’est attardé sur la valorisation des marques. En exemple : Audi. «La concurrence est féroce sur le marché du sponsoring » rappelait-il. Les partenariats doivent satisfaire les deux partis, et le patron de ces différents événements sportifs a expliqué la façon de comptabiliser les bénéfices pour la marque.

D’abord, la valeur Nielsen, qui s’élève pour Audi et le Freeride World Tour à 1,7 millions. La valeur représente un total de la valorisation par l’audience télévisée. C’est-à-dire qu’elle recense tous les cas durant lesquels l’événement a été mentionné, puis elle pondère le chiffre obtenu avec la taille du logo à l’image, la présence d’éventuelles autres marques et d’autres paramètres. Cette valeur se compare ensuite à celle d’un spot publicitaire, et le partenaire peut directement savoir s’il en a pour son argent ou pas.

Autre instrument de mesure : celui que propose la forme Hootis. «Il s’agit de la même chose mais pour les réseaux sociaux» résume Nicolas Hale-Woods. Car les réseaux représentent un large public potentiellement enclin à consommer le produit. Comme exemple : une vidéo collaborative entre la marque Peak Performance et le Freeride World Tour. Un extrait impressionnant de 15 secondes – un skieur qui descend une barre rocheuse – aurait rapporté pour 50'000 euros de vente en 24 heures selon un site de tracking mandaté par le Freeride World Tour. «En plus l’athlète portait des vêtements North Face, mais c’est Peak Performance qui a bénéficié de cette aura» observe Nicolas Hale-Woods.

Lausanne 2020 : le point

Ian Logan, le patron de Lausanne 2020 s’est fendu d’un point sur la situation. Rassurant, il a insisté sur les valeurs de durabilité et d’égalité de l’événement. Il y aura le même nombre d’athlètes féminins que masculins. Le tourisme régional va largement profiter de la présence de toutes ces équipes. Les hôtels, les taxis ou encore les restaurants vont en profiter. Ian Logan a aussi rappelé les diverses collaborations avec les instituts de formation vaudois. L’ECAL était notamment cité en exemple. Et Ian Logan a ensuite poursuivi sur les différents partenariats. «Pour faire la mascotte, on a travaillé avec Eracom». Le projet a été entamé en 2017 et le projet était intégré au cursus des élèves.

Le coup d’envoi de ces Jeux Olympiques de la Jeunesse est prévu pour le 9 janvier. Reste encore à régler certains détails, mais la machine semble déjà bien en route.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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