Bilan

Le PIB britannique poursuit son rebond et grimpe de 6,6% en juillet

Le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni a grimpé de 6,6% en juillet sur un mois, poursuivant son rebond à la faveur de la réouverture de l'économie après le confinement, a annoncé vendredi le Bureau national des statistiques (ONS).

Le PIB a plongé de plus de 20% au deuxième trimestre, mais l'essentiel de l'effondrement s'est produit en avril au plus fort du confinement.

Crédits: AFP

Il s'agit du troisième mois consécutif de hausse pour le PIB, qui n'a récupéré toutefois pour l'heure que la moitié du terrain perdu en raison du choc de la pandémie, précise l'ONS.

Le Royaume-Uni est encore ébranlé par une récession historique déclenchée par la mise à l'arrêt au printemps de l'économie afin de freiner la propagation du Covid-19.

Le PIB a plongé de plus de 20% au deuxième trimestre, mais l'essentiel de l'effondrement s'est produit en avril au plus fort du confinement.

Depuis, l'activité économique se relève progressivement, avec une hausse du PIB de 2,4% en mai, puis de 8,7% en juin et donc de 6,6% en juillet, mois qui a vu la réouverture des bars et restaurants.

Mais si le rebond est enclenché, l'incertitude reste grande sur l'ampleur de la reprise, surtout compte tenu de la poussée actuelle de l'épidémie au Royaume-Uni qui a conduit le gouvernement à interdire les rassemblements de plus de six personnes en Angleterre.

"Même si elle est bien sur le chemin de la reprise, l'économie britannique doit encore récupérer la moitié du PIB perdu depuis le début de la pandémie", note Darren Morgan, statisticien pour l'ONS.

Il évoque l'amélioration de l'activité pour les pubs, les coiffeurs, les ventes de voitures, l'industrie et la construction, même si la majorité des secteurs n'ont pas retrouvé leur niveau d'avant la crise sanitaire.

La pandémie fait néanmoins de très lourds dégâts, notamment dans le commerce, la restauration et le transport aérien, avec des dizaines de milliers de suppressions d'emplois et des faillites.

Les entreprises, qui s'inquiètent en parallèle des risques d'un Brexit sans accord compte tenu du blocage des discussions entre l'UE et le Royaume-Uni, redoutent désormais le retrait fin octobre du dispositif de chômage partiel, qui limite jusque-là la casse sociale.

Mouvements patronaux, syndicats et opposition travailliste appellent le gouvernement à ne pas interrompre brutalement son soutien et à cibler par exemple les secteurs les plus fragiles.

C'est également la position de la puissante commission du Trésor du Parlement britannique qui demande vendredi au ministre des Finances Rishi Sunak de revoir sa décision de mettre fin au chômage partiel.

"Je sais que de nombreuses personnes sont à juste titre inquiètes pour les prochains mois ou ont déjà vu leur emploi ou leurs revenus affectés. C'est pourquoi soutenir les emplois est notre première priorité", a assuré M. Sunak, en commentant les chiffres du PIB vendredi dans un communiqué.

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