Bilan

Le pétrole relancé par la santé de Trump et une grève en Norvège

Les prix du pétrole commençaient la semaine en hausse lundi, rassurés par l'état de santé de Donald Trump et poussés par des perturbations du côté de l'offre avec la fermeture de quatre gisements pétroliers en Norvège.

La semaine passée, les deux cours de référence ont enregistré leur deuxième baisse hebdomadaire consécutive, lâchant respectivement 7,95% et 6,32%.

Crédits: AFP

Vers 09H20 GMT (11H20 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 40,18 dollars à Londres, en hausse de 2,32% par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril américain de WTI pour novembre grimpait de 2,65% à 38,03 dollars.

La semaine passée, les deux cours de référence ont enregistré leur deuxième baisse hebdomadaire consécutive, lâchant respectivement 7,95% et 6,32%.

Les contrats à terme du pétrole brut "récupèrent une partie des pertes subies vendredi", alors que les médecins du président américain Donald Trump "ont fait part de l'amélioration de son état de santé", a expliqué Avtar Sandu, analyste de Phillip Futures.

Après deux nuits à l'hôpital, un optimisme prudent dominait dimanche dans son entourage, bien que les médecins de la Maison Blanche aient admis que l'état initial de leur patient avait été plus grave que ce qui avait été officiellement déclaré dans un premier temps.

"Les marchés détestent l'incertitude", rappelle Stephen Brennock, de PVM, et l'annonce de la contamination au coronavirus de Donald Trump avait engendré un petit vent de panique sur les marchés du brut, déjà soumis à une série de facteurs baissiers, en fin de semaine dernière.

Le "retour au travail" du locataire de la Maison Blanche, de même que "l'escalade de la grève en Norvège", permet aux cours du brut de rebondir lundi, a complété M. Brennock.

La compagnie pétrolière norvégienne Equinor a annoncé lundi la fermeture de quatre gisements pétroliers en Norvège, en raison du durcissement d'un conflit social.

Deux autres plateformes exploitées par Neptune Energy et Wintershall Dea sont concernées par le conflit social, 72 de leurs travailleurs ayant rejoint la grève.

Selon l'organisation patronale Norsk olje & gass, la fermeture de ces six gisements va amputer de 330.000 barils équivalent-pétrole, soit 8%, la production d'hydrocarbures de la Norvège, plus gros exportateur d'or noir d'Europe de l'Ouest.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."