Bilan

Le pétrole bat en retraite face au Covid-19 et aux stocks d'essence américains

Les cours du pétrole étaient en baisse jeudi, les investisseurs manifestant de la prudence devant la progression de la pandémie de Covid-19 et le cap macabre franchi aux Etats-Unis, au lendemain de la publication d'un état mitigé des stocks de brut dans le pays.

Les stocks d'essence ont en revanche augmenté de 700.000 barils sur la période, alors que les analystes anticipaient un recul de 2 millions.

Crédits: AFP

Vers 09H55 GMT (11H55 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 43,16 dollars à Londres, en baisse de 1,35% par rapport à la clôture de mercredi.

A New York, le baril américain de WTI pour le même mois perdait 1,41% à 40,69 dollars.

"Le nombre de morts aux États-Unis suscite l'inquiétude de tous les marchés, notamment ceux des matières premières", a estimé Bjornar Tonhaugen, analyste de Rystad Energy.

"Les investisseurs commencent maintenant à reconnaître que les nouvelles contaminations au Covid-19 présentent un danger très réel pour la reprise de la demande de pétrole", a-t-il ajouté, citant le cas des Etats-Unis.

La première puissance mondiale, qui avait annoncé fin février son premier décès lié au nouveau coronavirus, déplore le chiffre macabre de 150.000 morts cinq mois plus tard, alors que la crise sanitaire a poussé des millions de gens au chômage.

Mercredi, l'Agence américaine d'Information sur l'Energie (EIA) avait donné un peu de soutien aux prix de l'or noir en annonçant une baisse importante des stocks de brut aux Etats-Unis sur la semaine achevée le 24 juillet, de 10,6 millions de barils.

Les stocks d'essence ont en revanche augmenté de 700.000 barils sur la période, alors que les analystes anticipaient un recul de 2 millions.

"Le transport routier est à la base de la reprise du marché. Si les stocks d'essence augmentent, cela indique un ralentissement de la demande en carburant", a complété M. Tonhaugen.

Autre signe peu encourageant pour les cours du brut: le géant français Total, qui a annoncé mercredi des dépréciations d'actifs pour 8,1 milliards de dollars, table sur l'hypothèse d'un baril de Brent valant 35 dollars cette année, puis qui remonte jusqu'à 60 dollars en 2023.

Pour la suite, Total imagine un prix de long terme de 50 dollars, très loin des 70 dollars qu'il valait encore en début d'année 2020.

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