Bilan

Le patron de British Airways justifie les coupes sévères dans les effectifs

"Le covid-19 a dévasté notre entreprise, notre secteur", "nous luttons pour notre survie", a-t-il insisté en réponse à un feu nourri de questions sur les milliers de licenciements annoncés - jusqu'à 13.000 - en réponse à la pandémie de Covid-19.

La crise sanitaire a fait s'écrouler le trafic aérien, entre fermetures de frontières, mesures de quarantaine, confinement et craintes des passagers face à la possibilité d'attraper le nouveau coronavirus en prenant l'avion.

Crédits: Keystone

"Je suis totalement dédié et focalisé sur les près de 30.000 emplois parmi mes collègues de British Airways qui vont rester dans l'entreprise", a-t-il ajouté. Il a précisé que 7.200 personnes avaient déjà quitté la compagnie et que le total des départs pourrait s'arrêter à 10.000.

La crise sanitaire a fait s'écrouler le trafic aérien, entre fermetures de frontières, mesures de quarantaine, confinement et craintes des passagers face à la possibilité d'attraper le nouveau coronavirus en prenant l'avion.

"Les gens ont encore peur de voyager. Nous ne voyons pas un retour à court terme de nos passagers", ajoute M. Cruz.

Entre-temps, souligne-t-il, la maison-mère de la compagnie, IAG, accumule des pertes deux fois plus rapidement que pendant la crise financière. Elles ont atteint 3,8 milliards d'euros au premier semestre. Il note aussi que la clientèle de la classe affaires, la plus rentable, n'était jamais revenue au même niveau après la crise financière.

Interrogé par les députés membres de la Commission des transports de la Chambre des communes, M. Cruz a aussi nié que sa compagnie et surtout IAG mène des révisions forcées des contrats de travail en renvoyant les employés dans le cadre du plan social pour les réembaucher à des conditions nettement moins avantageuses ("fire and hire", soit "renvoyer et réembaucher").

Le dirigeant assure avoir trouvé des accords avec les principaux syndicats, notamment les personnels de cabine. Certains doivent encore être approuvés par les membres de leurs syndicats.

Selon lui, la baisse de rémunération négociée dans le cadre de ces accords syndicaux se limite à 15%.

Interpellé sur sa propre rémunération, à l'heure où le départ du patron historique d'IAG Willie Walsh a été entaché de polémique sur des émoluments de 3,2 millions de livres en pleins licenciements massifs, M. Cruz dit avoir été payé 805.000 livres l'an dernier mais ne pas avoir reçu de bonus "comme personne dans mon équipe de direction" chez BA.

"Je ne pense pas que nous en recevrons pour les années à venir".

Il a perçu 164.000 actions au titre de sa rémunération de 2017 mais ne pourra pas les vendre "avant deux ans".

Il fait valoir enfin que "tous les dirigeants de British Airways ont accepté des baisses de salaires allant jusqu'à 20%" et que le sien a été réduit d'un tiers suite à la crise que traverse l'entreprise.

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