Bilan

Le marché de l’art surprend toujours

Les ventes aux enchères continuent d’enregistrer des records et les foires comme la Brussels Art Fair de faire le plein.

La Brussels Art Fair voit son succès grandir d'année en année.

Crédits: AFP

Le 25 octobre dernier, Christie’s vendait la toute première œuvre d’art créée par un logiciel d’intelligence artificielle. Le tableau, réalisé par le collectif d’artistes Obvious à Paris, grâce au scan de 15 000 portraits d’artistes, a été adjugé au prix de 432 500 dollars. Un montant inespéré, sachant que la toile qui s’intitule Portrait d’Edmond de Belamy était estimée au départ par Christie’s entre 7000 et 10 000 dollars. En décembre dernier, c’est le Salvator Mundi de Leonard de Vinci qui a battu tous les records en étant acquis par les autorités émiraties pour le Louvre Abu Dhabi au prix exceptionnel de 450 millions de dollars. Encore une fois, ces deux exemples démontrent que le marché de l’art ne connaît pas la crise et surtout qu’il regorge de surprises.

 Mais ce marché n’appartient pas qu’aux grandes maisons d’enchères, en témoigne le succès grandissant de certaines foires d’art. C’est le cas notamment de la Brafa (Brussels Art Fair). Cette foire d’art, une des plus importantes d’Europe, organise sa 64e édition du 26 janvier au 3 février 2019 à Bruxelles. «Notre événement est aussi l’occasion de trouver des perles rares et de faire de bons investissements», explique Harold t’Kint de Roodenbeke, président de Brafa. A cette occasion, 133 galeries et marchands d’art provenant de seize pays, dont la Suisse, auront sélectionné le plus beau, le plus rare ou le plus précieux objet de leurs spécialités artistiques respectives. Les œuvres exposées vont des antiquités aux faïences et porcelaines, en passant par l’art moderne, contemporain impressionniste, l’art premier et précolombien ou encore la bande dessinée. «Brafa est un grand musée artistique qui conte l’histoire de l’art, de l’archéologie à nos jours», explique Harold t’Kint de Roodenbeke. 

Ouvrir la Brafa à d’autres arts

La manifestation – dont le budget de fonctionnement se monte à environ 4 millions d’euros – accueille près de 65 000 visiteurs par édition. A noter cependant que la Brafa, qui était à l’origine consacrée aux objets d’Antiquité, s’est petit à petit ouverte à d’autres spécialités, l’art ancien étant moins au goût du jour qu’auparavant. La clientèle reste toutefois très attachée aux œuvres d’époque. «Les collectionneurs cherchent avant tout une œuvre unique ou qui a une histoire particulière.» Ainsi, une foire comme la Brafa ne définit pas les tendances mais reflète le marché. L’objectif de l’organisme à but non lucratif: être le plus complet possible dans son offre et ouvrir la foire à d’autres arts.  

Chantal De Senger
Chantal de Senger

JOURNALISTE

Lui écrire

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l’Université de Genève. Elle débute sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Journaliste depuis 2010 pour le magazine Bilan, elle est spécialisée dans les PME. En grande amatrice de vins et gastronomie, elle est également responsable du supplément Au fil du goût encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal contribue par ailleurs régulièrement aux suppléments Luxe et Immo Luxe de Bilan.

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