Bilan

Le KOF revoit à la hausse son estimation de croissance pour 2021

Le produit intérieur brut (PIB) suisse doit afficher sur l'année en cours une croissance de 4,0%, selon l'édition estivale des prévisions saisonnières compilées par le Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). L'édition printanière ne prévoyait qu'un rétablissement de 3,0%.

L'embellie généralisée en Suisse comme à l'étranger doit en outre estomper les réticences des entreprises à investir dans l'extension de leurs capacités.

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L'économie helvétique doit toujours connaître par la suite une décélération à +2,8% en 2022, confirme le rapport diffusé mardi.

Une telle ampleur du rétablissement attendu sur l'année en cours n'avait plus été observée sous nos latitudes depuis 2007, mais fait aussi suite à un passage à vide exceptionnel en 2020, rappellent les auteurs de l'étude. L'économie helvétique avait alors accusé une contraction de 2,9%, selon les chiffre diffusés en février par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco).

Retour prochain à la normale


Reste que ce rebond et ses répliques doivent ramener dès l'an prochain le pays sur la courbe de croissance qu'il aurait dû afficher, abstraction faite de la pandémie de coronavirus. Le manque à gagner sur le long terme est considéré comme modeste et se concentre sur une poignée de secteurs particulièrement sinistrés.

L'accès d'optimisme des chercheurs zurichois repose sur la sensible atténuation de l'urgence épidémiologique au cours des dernières semaines, tant en Suisse que chez d'importants partenaires commerciaux, qui permet d'alléger de manière anticipée le carcan sanitaire.

Le phénomène doit favoriser dès le trimestre en cours une accélération de la consommation privée, dans le domaine des services en particulier. La demande extérieure devrait, elle aussi, profiter au cours des prochains partiels d'un effet de rattrapage, après avoir été bridée par la seconde vague de mesures sanitaires sur les trois premiers mois de l'année.

L'embellie généralisée en Suisse comme à l'étranger doit en outre estomper les réticences des entreprises à investir dans l'extension de leurs capacités.

Risque inflationniste cantonné aux USA


Sur le front de l'inflation, le KOF anticipe un renchérissement moyen de 0,4% pour l'année en cours et de 0,5% sur la suivante, bien inférieur à ce qui doit être observé aux Etats-Unis ou en zone euro, mais plus élevé que le taux moyen sur les dix dernières années.

Le KOF note à ce sujet que le risque que les banques centrales resserrent leurs généreuses politiques monétaires pour juguler un emballement de l'inflation est pour l'heure essentiellement limité au pays de l'oncle Sam.

La levée des mesures de confinement doit aussi profiter à l'emploi, notamment dans le secteur de la restauration, traditionnellement gourmand en main d'oeuvre. Le recours au chômage partiel doit progressivement s'estomper pour devenir anecdotique dès l'automne.

Le taux de chômage doit sur l'ensemble de l'année s'établir à 5,1% selon les critères du Bureau international du travail (BIT) et à 3,1% selon la méthode de calcul du Seco. Pour 2022, taux sont attendus à respectivement 4,8% et 2,7%.

Le principal risque pour le scénario brossé par le KOF réside dans d'éventuelles nouvelles mutations du coronavirus à l'origine de la crise sanitaire, susceptibles d'atténuer l'efficacité des vaccins existants.

A l'inverse, un recul plus marqué qu'escompté du nombre de nouvelles contaminations pourrait entraîner une convalescence plus marquée qu'attendu de la conjoncture mondiale, avec des retombées bénéfiques pour la Suisse également.

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