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La zone euro ouvre l'épineux débat de la dette grecque

Les ministres des Finances de la zone euro ont lancé vendredi les discussions sur l'allègement de l'abyssale dette grecque, malgré l'absence d'accord sur l'avancement des réformes.

La question sur l'aménagement de la dette publique grecque, qui caracole à près de 180% du PIB, va aussi être abordée.

Crédits: AFP

Les ministres des Finances de la zone euro ont lancé vendredi les discussions sur l'allègement de l'abyssale dette grecque, malgré l'absence d'accord sur l'avancement des réformes exigées d'Athènes par les créanciers en échange du troisième plan d'aide internationale.

"La question de la dette est une discussion que nous n'avons pas eu avant (...). Je suis un homme heureux que nous puissions commencer ce débat et c'est un bon pas en avant", a déclaré en arrivant à une réunion à Amsterdam le ministre néerlandais des Finances et président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

Alors que la Grèce et ses créanciers -UE, BCE et FMI- tentent toujours de conclure un accord sur les réformes réclamées à ce pays, la question sur l'aménagement de la dette publique grecque, qui caracole à près de 180% du PIB, va donc aussi être abordée.

"Jusqu'ici, nous avions seulement eu la promesse que si les Grecs s'engageaient complètement dans un programme (de réformes, ndlr), nous nous pencherions sur des mesures nécessaires concernant la dette", a ajouté M. Dijsselbloem, devant des journalistes.

Le président de la zone euro a estimé que les Grecs "avaient fait beaucoup de travail depuis l'accord conclu l'été dernier (sur le troisième programme d'aide s'élevant à 86 milliards d'euros, ndlr)". "Ce sont des réformes majeures qui ont un fort impact sur la société grecque", a-t-il souligné.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a souligné que l'accord conclu à l'été 2015 "reposait sur deux piliers". "D'un côté, il faut qu'il y ait des réformes suffisantes et nous progressons sur ce front, et d'un autre côté, il faut que la dette grecque soit soutenable, sur ce front là, nous n'avons pas encore commencé les discussions", a-t-elle dit. Le FMI a toujours souhaité l'ouverture de ce débat sur la dette.

Tout en prévenant que les discussions avec les Grecs "n'allaient pas être terminées aujourd'hui", le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a estimé que "les choses n'étaient pas mal parties". "Si tout le monde fait des efforts on va trouver une solution dans un avenir proche", a-t-il dit.

Questionné sur le sujet de l'allègement de la dette grecque, M. Schäuble a déclaré: "Ce sujet n'est pas au premier plan et avant tout, cela ne doit pas détourner notre attention de ce qu'il faut faire", rappelant son attachement aux réformes que devaient encore faire la Grèce.

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