Bilan

La Suisse signe un accord pour améliorer la transparence des matières premières

Johann Schneider-Ammann a signé un accord pour améliorer la transparence et la gouvernance dans les matières premières dans les pays en développement.

La branche des matières premières revêt une grande importance pour l'économie helvétique.

Crédits: Keystone

La transparence et la gouvernance dans le secteur des matières premières doivent être améliorées dans les pays en développement. Le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann a signé mercredi un accord international dans ce sens.

Il règle la participation de la Suisse au programme "Extractive Global Programmatic Support" de la Banque mondiale. Un des buts est d'accroître la transparence des paiements effectués au profit de gouvernements par des entreprises de matières premières.

Pour y arriver, il prévoit par exemple des formations, l'octroi de conseils techniques aux ministères des finances et de l'énergie ou un soutien lors de négociations contractuelles avec les entreprises, ont indiqué le Département fédéral de l'économie et le Secrétariat d'Etat à l'économie.

Cet accord a été signé dans le cadre de la 30e séance du conseil d'administration de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) qui se tient à Berne de mardi à jeudi. Il se compose de 20 représentants de gouvernements appliquant ou soutenant cette initiative, d'organisations de la société civile, d'entreprises extractives et d'investisseurs.

Lancé en 2003, cet instrument a été introduit dans quelque 48 pays, alors que 90 entreprises extractives et 900 organisations de la société civile l'appuient. La Suisse le soutient quant à elle depuis 2009. Elle participe également au financement de deux fonds de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à des fins d'assistance et de conseil.

La branche des matières premières revêt une grande importance pour l'économie helvétique. Les recettes tirées du commerce de transit, qui proviennent essentiellement du secteur, le prouvent: selon la Banque nationale suisse, ces revenus constituent 3,9% du PIB national. Et quelque 60% des métaux et 35% du pétrole sont négociés par des entreprises basées en Suisse.

Mais pour l'heure, Berne exclut de faire le ménage parmi les négociants des matières premières, dont le respect des droits humains est souvent remis en cause. Il préfère miser sur une approche multilatérale et la bonne volonté des firmes concernées.

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