Bilan

La Suisse serait bien placée pour faire des affaires avec l'Iran

La Suisse est bien positionnée dans les relations avec l'Iran et peut rivaliser avec la concurrence, estime Livia Leu, ambassadrice de Suisse à Téhéran de 2009 à 2013.

"La Suisse comme pays ainsi que la qualité de ses produits ont une bonne réputation. Ce qui est un bon point de départ". Mais les entreprises helvétiques doivent se dépêcher, car la concurrence ne dort pas, "ce qu'elles savent naturellement", a ajouté la diplomate.

Crédits: Reuters

Les affaires économiques avec l'Iran vont désormais reprendre. La Suisse est bien positionnée dans le domaine et peut rivaliser avec la concurrence, estime Livia Leu, ambassadrice de Suisse à Téhéran de 2009 à 2013.

"Quand j'étais en poste, les sanctions étaient encore en cours", a indiqué lundi l'actuelle responsable des relations économiques bilatérales au Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) et déléguée du Conseil fédéral aux accords commerciaux sur les ondes de la radio publique alémanique SRF. "Mais nous avons toujours cru, la Suisse et moi personnellement que ce conflit se résoudrait."

Au cours des dernières années, les relations économiques ont été fortement troublées et ont regressé. "Dans ce domaine avant tout, je pense que certaines choses vont désormais pouvoir s'améliorer", a précisé la juriste de formation.

La concurrence ne dort pas

Selon Livia Leu, la Suisse est bien placée face à l'Iran. "La Suisse comme pays ainsi que la qualité de ses produits ont une bonne réputation. Ce qui est un bon point de départ". Mais les entreprises helvétiques doivent se dépêcher, car la concurrence ne dort pas, "ce qu'elles savent naturellement", a ajouté la diplomate.

Quant aux secteurs qui pourraient profiter de ces nouvelles relations, Livia Leu avance l'aménagement d'infrastructures, comme le transport (le rail et la route). Des propos qui font écho à ceux de Ivo Zimmermann, porte-parole de l'association faîtière de l'industrie des machines Swissmem, interrogé dimanche par l'ats.

Fort de 80 millions d'habitants possédant un niveau d'éducation élevé, l'Iran représente un "marché intéressant", estimait aussi de son côté Erich Herzog d'economiesuisse.

Et Livia Leu de répéter lundi que "l'Iran est un grand marché et que les possibilités sont multiples". Elle rappelle ainsi que la Suisse pourrait s'imposer dans les branches de l'efficacité énergétique (cleantech), mais aussi dans les biens de consommation comme les montres.

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