Bilan

La Suisse reste bonne élève en matière de corruption

Selon les managers helvétiques, la Suisse est toujours largement exempte de corruption. Le pays occupe ainsi le 4e rang européen, selon une étude du cabinet EY.

En Suisse, 12% des managers estiment que la corruption est largement répandue. Le pays occupe ainsi le 4e rang européen, selon une étude publiée mercredi par le cabinet d'audit et de conseil EY. Seuls les pays scandinaves - Finlande, Suède et Danemark - font mieux.

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Selon les managers helvétiques, la Suisse est toujours largement exempte de corruption. Ils sont toutefois plus nombreux à ignorer les règles de bonne gestion que leurs homologues d'Europe de l'Ouest.

En Suisse, 12% des managers estiment que la corruption est largement répandue. Le pays occupe ainsi le 4e rang européen, selon une étude publiée mercredi par le cabinet d'audit et de conseil EY. Seuls les pays scandinaves - Finlande, Suède et Danemark - font mieux.

A l'inverse, en Croatie, en Slovénie et en Serbie, les managers sont respectivement 92%, 87% et 84% à penser que la corruption est monnaie courante dans la vie économique. Ces résultats ressortent d'une étude menée auprès de 3800 responsables financiers, de la révision, du service juridique et de la gestion de la "compliance", issus de 38 pays et dont 100 étaient suisses.

Par rapport à 2013, la prise de conscience de la corruption a légèrement augmenté en Suisse. Il y a deux ans, 10% des managers la considéraient en effet comme largement répandue.

Un peu moins d'un manager sur quatre (22%) pense que l'habillage des résultats financiers - afin de les présenter de manière plus flatteuse qu'ils ne le sont réellement - est une pratique largement répandue en Suisse. En Europe de l'Ouest, la tendance est à la hausse (33%).

NORMES PEU SATISFAISANTES

En revanche, en Suisse, en matière de gestion de la corruption au sein des entreprises, les réponses sont plus négatives en comparaison internationale. Ainsi, 20% des sondés (26% en Europe de l'Ouest) jugent satisfaisantes les normes éthiques dans leur société.

En outre, les managers suisses seraient davantage enclins (17%) que leurs collègues européens (14%) à acquérir des commandes en échange d'avantages financiers si leur entreprise se retrouvait dans une situation difficile - une pratique interdite par la loi. Quelque 12% d'entre eux pourraient effectuer des versements en espèces, davantage que leurs homologues d'Europe de l'Ouest (11%).

L'intervention du législateur et des autorités de surveillance est perçue avant tout comme une contrainte pesant sur les entreprises plutôt qu'une opportunité. Ainsi, 53% des managers suisses sont d'avis que le renforcement de la réglementation entrave le succès de leur société. Ce pourcentage est nettement inférieur en Europe de l'Ouest (40%).

A peine 14% des sondés suisses, contre 19% de toutes les personnes interrogées, voient à l'inverse des effets positifs à la réglementation sur les résultats de leur entreprise. Seul un manager sur quatre estime que de telles mesures ont eu une influence positive sur les normes éthiques.

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