Bilan

La Suisse échappe à la récession

Le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a rebondi de 0,2% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, permettant au pays d'échapper à la récession.

Le Seco a également révisé le PIB au premier trimestre 2015 sur un an, qui passe à +1,2% contre +1,1% précédemment. Par rapport au quatrième trimestre 2014, la valeur reste inchangée à -0,2%.

Crédits: Keystone

Le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a rebondi de 0,2% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, a annoncé vendredi le Secrétariat d’État à l'économie (Seco) à Berne, permettant au pays alpin d'échapper à la récession.

En rythme annuel, sa progression s'est chiffrée à 1,2% à prix constants tandis que le déflateur du PIB a reculé de 1,1%, a indiqué le Seco dans un communiqué.

Ce rebond, qui fait suite à une contraction du PIB de 0,2% au premier trimestre, tranche avec les prévisions de nombreux économistes qui tablaient sur un léger repli, compte tenu de la force du franc suisse.

Les prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP s'étalaient entre -0,3% et 0% sur une base trimestrielle et entre +0,6 et +0,9% en rythme annuel.

Ce rebond du PIB au deuxième trimestre s'explique par un recul des importations (à l'exclusions de l'or non monétaire et objets de valeur), qui ont chuté de 3,6%, a précisé le Seco, soulignant qu'une baisse d'une telle ampleur est "peu fréquente".

Alors qu'elles avaient connu un léger repli sur les trois premiers mois de l'année, les exportations (hors or non monétaire, objets de valeur et commerce de transit) ont par contre progressé de 0,5%, permettant à la balance commerciale de donner une impulsion positive au PIB.

Les dépenses des ménages, en hausse de 0,3%, ainsi que des administrations (+0,2%) ont également contribué à soutenir la croissance.

La balance commerciale des services a en revanche pesé sur l'évolution du PIB.

De nombreux observateurs avaient craint que la Suisse ne connaisse un nouveau ralentissement de son activité au deuxième trimestre en raison de la force du franc suisse qui s'est fortement réapprécié depuis le changement de cap dans la politique monétaire de sa banque centrale.

Le 15 janvier, la Banque nationale suisse (BNS) avait abandonné l'instrument qui limitait depuis plus de trois ans la hausse du franc suisse face à l'euro, ce qui avait entrainé une vive appréciation de la monnaie suisse et soulevé de vives inquiétudes dans les secteurs d'exportations.

La Suisse n'a pas connu de récession depuis 2009.

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