Bilan

La Russie juge "réaliste" de réduire sa production pétrolière de 5%

La Russie discute d'un "gel" de la production pétrolière avec les autres pays exportateurs réunis la semaine prochaine à Alger.

Certains pays membres de l'Opep ont laissé entendre qu'un accord y était possible pour limiter la surproduction actuelle, à l'origine d'un effondrement des prix.

Crédits: AFP

La Russie juge "réaliste" une éventuelle réduction de 5% de sa production de pétrole pour soutenir les prix mais discute d'un "gel" avec les autres pays exportateurs réunis la semaine prochaine à Alger, ont indiqué jeudi des responsables gouvernementaux.

"Une éventuelle régulation des volumes d'une faible ampleur, de 5%, constituerait une mesure réaliste d'action sur le marché", a déclaré un adjoint du ministre de l'Energie, Kirill Molodtsov, cité par les agences russes lors d'une conférence énergétique.

Il a précisé qu'une telle proposition ressortait de discussions avec les dirigeants des principales entreprises productrices d'hydrocarbures en Russie mais qu'elle restait une hypothèse "techniquement faisable".

Le ministre de l'Energie Alexandre Novak a ensuite précisé qu'à l'échelle de l'ensemble des gros pays producteurs, une réduction de l'offre "n'est pas envisagée". "La proposition existante concerne un gel", a-t-il ajouté.

Les pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie, qui ne fait pas partie du cartel, doivent participer la semaine prochaine à un forum pétrolier à Alger. Certains pays membres de l'Opep ont laissé entendre qu'un accord y était possible pour limiter la surproduction actuelle, à l'origine d'un effondrement des prix.

"Nous espérons un dialogue constructif avec les pays de l'Opep qui s'apprêtent à discuter de la situation sur le marché et concernant les volumes de production", a déclaré M. Novak. "Du côté de la Russie, nous avons indiqué à de multiples reprises être prêts à coopérer avec les autres pays à des fins de coordination de nos actions sur le marché", a-t-il ajouté.

La Russie et l'Opep avaient déjà essayé de se mettre d'accord au printemps sur un gel de production mais leurs discussions à Doha s'étaient soldées par un échec.

La chute des prix du pétrole a contribué à plonger l'économie russe, très dépendante des hydrocarbures, en récession et le président Vladimir Poutine a jugé début septembre qu'ils n'étaient pas "justes" actuellement.

Un gel ou une réduction de l'offre serait à relativiser au vu du niveau de la production de la Russie, qui ne cesse d'atteindre des records depuis le début de l'année. En septembre, le seuil de 11 millions de barils par jour en moyenne a été dépassé pour la première fois depuis la chute de l'URSS, avait indiqué mercredi M. Molodtsov.

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