Bilan

La raffinerie Petroplus va fermer définitivement

Le tribunal de commerce de Rouen a sonné mardi le glas des espoirs de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime). Il a rejeté les deux offres sur la table, a déclaré l'avocat de l'intersyndicale.
Deux dossiers, ceux des groupes panaméen Netoil et libyen Murzuk Oil, avaient été jugés recevables début avril par les administrateurs judiciaires.

«On a eu une audience très riche mais clairement les repreneurs n'étaient pas au rendez-vous», a déclaré le défenseur des salariés. «Les salariés sont allés au bout de ce qui était possible. Il faut raison garder et penser maintenant à l'avenir.»

Les syndicats réclamaient que soient également étudiés deux autres dossiers, déposés par Oceanmed Seasky System Limited, une société basée à Hong Kong, et de GTSA, une société luxembourgeoise.

Arrêt définitif

La justice avait fixé ce mardi comme date-butoir pour l'arrêt définitif de la raffinerie si aucun repreneur n'était désigné d'ici là.

La saga judiciaire pour la reprise de la raffinerie a duré plus d'un an, après la faillite de sa maison-mère, le groupe zougois Petroplus, en janvier 2012. Le site emploie actuellement 448 personnes.

L'avenir du site, que le candidat François Hollande s'était engagé à sauver, a provoqué des prises de positions contradictoires au sein du gouvernement. Le comité d'entreprise va être convoqué prochainement pour statuer sur un plan social pour les employés concernés, a dit l'avocat de l'intersyndicale.

En Suisse, la raffinerie de Cressier (NE) avait été vendue à Varo energy en décembre 2012 pour 30 millions de francs.

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