Bilan

La montre à quartz célèbre ses 50 ans

La montre-bracelet électronique à quartz fête ses 50 ans. Les premiers prototypes ont été inventés à Neuchâtel par l'ancêtre du Centre suisse d'électronique et de microtechnique.
  • Les premières montres-bracelets électroniques à quartz ont été mises au point par le prédécesseur du CSEM, le CEH.

    Crédits: Keystone
  • "L'horlogerie a pris beaucoup de temps pour affronter la réalité. Cela leur a pris environ dix ans pour réagir", a souligné M. Borel.

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  • Le virage mal négocié du quartz en Suisse n'a cependant pas empêché les ingénieurs de continuer à multiplier les innovations.

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  • Nombreuses sont les entreprises horlogères suisses qui ont dû déclarer faillite lorsque le japonais Seiko a inondé les marchés de montres à quartz.

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  • Le co-fondateur de Logitech Daniel Borel a plaidé en faveur de plus de moyens pour l'éducation, notamment dans le secteur de la technologie.

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  • Selon M. Borel, les Suisses ont un "ADN lent", raison pour laquelle ils réussissent davantage dans les secteurs de la biotech notamment.

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Le Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM) a célébré mardi à Neuchâtel les 50 ans des premières montres-bracelets électroniques à quartz "Beta 1" et "Beta 2" mises au point par son prédécesseur, le CEH.

Cette période correspond au début de la crise à laquelle l'industrie horlogère suisse a dû faire face, a rappelé Daniel Borel, co-fondateur de Logitech et principal invité du CSEM.

"L'horlogerie a pris beaucoup de temps pour affronter la réalité. Cela leur a pris environ dix ans pour réagir", a souligné M. Borel avant de saluer le courage de Nicolas Hayek, le fondateur de la marque Swatch.

Le virage mal négocié du quartz en Suisse n'a cependant pas empêché les ingénieurs et ces scientifiques du prédécesseur du CSEM de continuer à multiplier les innovations dans leur domaine dans les années qui ont suivi le développement des premiers modèles quartz, a relevé le CSEM.

Dans les années 70 et au début des années 80 nombreuses sont les entreprises horlogères suisses, produisant des garde-temps mécaniques, qui ont dû déclarer faillite lorsque le japonais Seiko a inondé les marchés de montres à quartz.

Le co-fondateur de Logitech a également rappelé que son entreprise avait failli disparaître lorsque la fabrication d'ordinateurs avait nettement ralenti et que le téléphone "intelligent" avait vu le jour. "Mais nous avons survécu car nous sommes adaptés aux changements en cours", a-t-il affirmé.

Lors de cette manifestation Daniel Borel a en outre plaidé en faveur de plus de moyens pour l'éducation, notamment dans le secteur de la technologie, et davantage de prises de risques de la part des entrepreneurs helvétiques.

"Les Suisses voient davantage les risques tandis que dans la Silicon Valley on réfléchit en termes d'opportunités, considère le co-fondateur de Logitech.

Selon M. Borel, les Suisses ont en général un "ADN lent", raison pour laquelle ils réussissent davantage dans les secteurs de la biotechnologie notamment alors qu'ils n'arrivent pas à s'imposer dans l'informatique pur, où les changements vont à toute allure.

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