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La Grèce a besoin d'un accord "immédiatement"

La Grèce a besoin d'un accord "immédiatement" avec ses créanciers, "d'ici la fin mai" afin de résoudre la question "cruciale" des liquidités.

"Un accord est nécessaire immédiatement, c'est pourquoi nous parlons de la fin mai, pour résoudre des questions de liquidités cruciales", a dit M. Sakellaridis à la presse.

Crédits: Reuters

La Grèce a besoin d'un accord "immédiatement" avec ses créanciers, "d'ici la fin mai" afin de résoudre la question "cruciale" des liquidités, a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement Gabriel Sakellaridis.

"Un accord est nécessaire immédiatement, c'est pourquoi nous parlons de la fin mai, pour résoudre des questions de liquidités cruciales", a dit M. Sakellaridis à la presse.

"La pression financière est grande", a-t-il ajouté mais un "ultimatum" à prendre ou à laisser de la part des créanciers de la Grèce, UE et FMI, n'aiderait pas la négociation, a-t-il prévenu.

Athènes négocie avec la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI), depuis plusieurs mois, pour obtenir le déblocage de plusieurs milliards d'euros au titre d'un second programme d'aide en vigueur depuis 2012 et qui court jusqu'au 30 juin.

La Grèce, toujours exclue des marchés de financement à moyen et long terme, n'a plus reçu de tranches de prêts prévus dans le cadre de ce plan depuis août 2014 et continue de rembourser régulièrement les échéances des prêts précédents puisque le pays est sous assistance financière internationale depuis 2010.

Or l'année 2015 est en terme de remboursements "la plus lourde jusqu'à 2030", a fait remarquer M. Sakellaridis lors de cette conférence de presse.

"Notre économie s'est saignée durant toute cette période pour faire ces remboursements", a estimé le porte-parole.

La plupart des observateurs conviennent que les quelque 1,5 mrd EUR dus au FMI en juin, en quatre tranches, vont être difficiles à verser par la Grèce sans déblocage de l'aide des créanciers qui exigent du gouvernement de gauche radicale des mesures budgétaires et des réformes conformément aux promesses faites par Athènes.

"D'ici la fin décembre, l'Etat doit rembourser 12,55 mrd EUR de principal et 2,95 mrd EUR", et les 7,2 milliards mrd EUR à verser dans le cadre du second plan d'aide "ne suffisent pas", a prévenu le porte-parole qui a cependant exclu la signature d'un "troisième mémorandum", assorti de nouvelles conditions.

De nombreux responsables européens jugent cependant inévitable un troisième plan d'aide pour maintenir la Grèce à flot.

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