Bilan

La fraude à 2 milliards chez UBS a coûté 550 emplois

Lors du procès de l'ex-trader Kweku Adoboli, le directeur financier d'UBS a fait part des conséquences de la fraude sur les effectifs.
UBS a biffé 550 emplois et réduit de près de 60% les bonus destinés aux collaborateurs de sa banque d’investissement. C'est la conséquence de ses pertes de 2,3 milliards de dollars en 2011, annonce Tom Naratil devant la Cour de justice de Southwark à Londres.

Depuis New York, le directeur financier de la banque helvétique a témoigné par vidéoconférence au procès de l’ex-trader d’UBS Kweku Adoboli. Celui-ci est poursuivi pour avoir fait perdre des milliards à sa banque via des opérations de spéculation non autorisées.

Selon Tom Naratil, dont les propos sont rapportés par le Financial Times, les conséquences de ces fraudes ont été «éprouvantes» pour les employés de la banque. Il était difficile pour eux d’expliquer aux clients que «leur argent était en sécurité chez UBS». Ces pertes ont «stoppé net» les progrès de l'établissement qui cherchait à rétablir sa réputation après la crise financière.

«Injuste»

Le directeur financier a admis qu’il était difficile d’estimer combien d’emplois ont été supprimés en conséquence directe de la fraude. Par ailleurs, il a ajouté que «ces pertes ne sont pas les seuls facteurs» de réduction des bonus.

L'avocat de Kweku Adoboli, Charles Sherrard, a jugé «injuste» d’accuser son client d’être responsable des 550 suppressions d’emploi, alors qu’UBS avait déjà annoncé une réduction de ses effectifs de 3500 personnes.

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