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La France veut une coopération avec la Turquie mais pas de "chantage"

La France défendra vendredi lors du sommet UE-Turquie à Bruxelles une "coopération efficace" avec Ankara sur l'accueil des réfugiés, mais "il ne peut y avoir le moindre chantage" de la Turquie.

La coopération avec la Turquie "est bien sûr indispensable mais il ne peut y avoir le moindre chantage", a déclaré M. Valls.

Crédits: AFP

La France défendra vendredi lors du sommet UE-Turquie à Bruxelles une "coopération efficace" avec Ankara sur l'accueil des réfugiés, mais "il ne peut y avoir le moindre chantage" de la Turquie, a affirmé mardi le Premier ministre Manuel Valls.

Cette coopération ne doit par ailleurs "entraîner aucun engagement supplémentaire pour la France", a déclaré le chef du gouvernement socialiste devant l'Assemblée nationale, indiquant que la France honorerait sa "promesse" d'accueillir 30.000 réfugiés, "pas plus, pas moins", dans le cadre du programme de relocalisation européen.

Manuel Valls a également de nouveau défendu la position française, à savoir des aides à la Grèce, exsangue financièrement et en première ligne pour accueillir l'afflux de réfugiés et le renforcement des frontières extérieures de l'Europe.

La coopération avec la Turquie "est bien sûr indispensable mais il ne peut y avoir le moindre chantage", a déclaré M. Valls, expliquant que le président François Hollande défendrait "trois points" pour un accord turco-européen.

D'abord, la coopération doit "pleinement respecter le droit international et le droit européen", notamment la convention de Genève et le droit d'asile, a dit M. Valls, saluant au passage "l'engagement majeur" de la Turquie "de reprendre sur son territoire tous les migrants irréguliers arrivés en Europe".

Ensuite, l'accord avec la Turquie "ne doit engager aucun engagement supplémentaire de la France. Et je veux être très clair: nous avons pris la décision d'accueillir 30.000 personnes. C'est notre objectif et notre promesse", a affirmé M. Valls.

Enfin, l'accord "ne peut pas se substituer, en aucun cas, au cadre établi par la relation" entre l'UE et la Turquie, a affirmé M. Valls, citant les visas mais aussi les négociations sur l'adhésion d'Ankara à l'Union européenne.

Le projet d'accord entre les 28 et Ankara pour tenter de stopper l'afflux de migrants, qui provoque de nouvelles tensions à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, est menacé d'être torpillé par Chypre.

Le président tchèque Milos Zeman a lui accusé la Turquie de "chantage" à l'égard de l'UE, à propos des aides financières considérables demandées par Ankara pour freiner le flot de migrants.

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