Bilan

La FH reste membre d'economieusuisse

La Fédération de l'industrie horlogère suisse (FH) a décidé de ne pas quitter economiesuisse. Elle a retiré la démission notifiée en février dernier.
La Fédération de l'industrie horlogère suisse va rester membre d'economiesuisse.
La Fédération de l'industrie horlogère suisse et economiesuisse ont enterré la hache de guerre. La FH a retiré sa démission de l'organisation faîtière des entreprises suisses annoncée en février dernier, après la remise en question de cette dernière.

La FH avait décidé de quitter economieuisse en raison notamment de la position de l'organisation dans le dossier du «Swiss Made». Cette dernière ne soutenait pas le taux minimal de 60% de valeur suisse pour les produits industriels proposé par le Conseil fédéral. Finalement, «le Parlement a adopté en juin un projet conforme à nos objectifs», a expliqué lundi le président de la FH Jean-Daniel Pasche.

Economiesuisse a aussi tenu compte des critiques sur son fonctionnement et remis en cause sa structure. Plusieurs rencontres entre les deux parties ont favorisé le retrait de la démission de la FH, a-t-il ajouté.

Pour rappel, l'organisation qui chapeaute les entreprises suisses - sous le feu des critiques pour la façon dont elle a mené campagne contre l'initiative Minder - s'est donné un nouveau président cet été, Heinz Karrer, et un nouveau directeur élu la semaine dernière, Jean-Marc Hensch. Ce changement de personnes a aussi pu influencer le conseil de la FH, a ajouté Jean-Daniel Pasche.

Membre de poids

De son côté, economiesuisse salue «grandement» la décision de la FH. L'organisation faîtière se considère comme le défenseur des intérêts de l'industrie dans sa globalité, écrit-elle dans un communiqué.

Avec le départ de la FH, elle aurait perdu un membre de poids, l'horlogerie représentant la troisième branche exportatrice en Suisse, derrière la pharma/chimie et les machines. Il ne s'agit pas de la première fois qu'economiesuisse est confrontée au risque du départ d'un de ses membres.

Swissmem, l'association de l'industrie des machines, et la Société suisse des entrepreneurs (SSE) avaient voulu claquer la porte en 2006. Elles s'estimaient insuffisamment défendues dans une fédération qui, à leurs yeux, privilégiait la place financière et le secteur pharmaceutique. Finalement, elles avaient fait machine arrière, economiesuisse ayant décidé de lancer une réforme.
Aurore Boullé

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