Bilan

La croissance s'accélère en Suisse au second trimestre

Le commerce extérieur et la consommation des administrations publiques ont contribué positivement à la croissance suisse.

Le croissance du PIB sur trois mois s'est élevée à 0,3%, contre +0,1% précédemment. La progression en comparaison annuelle est passée à 1,1% de 0,7%.

Crédits: Keystone

Le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a connu une croissance de 0,6% en termes réels au deuxième trimestre 2016, contre une progression de 0,3% lors de la période précédente. En variation annuelle, le PIB présente une augmentation de 2%, selon les chiffres publiés mardi par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco).

Cette croissance décoiffe les attentes des économistes sollicités par AWP, qui tablaient sur une hausse entre 0,2% et 0,5% en comparaison trimestrielle et de 0,6% à 0,9% sur un an.

Le Seco a par ailleurs révisé à la hausse les valeurs du premier trimestre. Le croissance du PIB sur trois mois s'est élevée à 0,3%, contre +0,1% précédemment. La progression en comparaison annuelle est passée à 1,1% de 0,7%.

Le commerce extérieur et la consommation des administrations publiques ont contribué positivement à la croissance, contrairement aux investissements dans la construction et les biens d'équipement. La consommation des ménages privés a stagné, précise le Seco.

La plus forte progression est à mettre au compte des dépenses de consommation des administrations publiques, soit +1,7%. A l'inverse, les investissements en biens d'équipement se sont repliés de 0,9%, notamment les rubriques "machines" et "autres véhicules". Une baisse de 0,3% est constatée pour les investissements dans la construction.

Industries du luxe et des machines à la peine

Les exportations de marchandises (hors objets de valeurs et commerce de transit) ont connu une hausse modérée de 0,8%, portées par la chimie et la pharmacie. Toujours en difficulté, les ventes à l'étranger des industries horlogère, du luxe ou encore des machines continuent à souffrir.

Les importations de marchandises, or monétaire et objets de valeurs exclus, ont grappillé 0,5% de croissance lors de la période sous revue. Les rubriques "chimie et pharmacie" enregistrent la plus belle performance, alors que "véhicules" et "instruments de précision, horlogerie, bijouterie" s'affichent en négatif.

Dans le domaine des services, les exportations et les importations ont égaré respectivement 0,1% et 1,1%.

En termes de production, la croissance du PIB s'est répartie sur la plupart des secteurs, note le Seco. Parmi les domaines les plus vigoureux figurent l'énergie (+5,8%), l'éducation et l'enseignement (+2,0%). L'hébergement et la restauration relèvent la tête après plusieurs trimestres négatifs et profitent d'une croissance de 2,5%. L'industrie manufacturière accuse un léger recul (-0,1%).

Le Seco dénombre encore quelques indicateurs en repli, en ce qui concerne les dépenses. Le déflateur de la consommation privée s'est étiolé de 0,3% en comparaison annuelle. Ceux des exportations de marchandises et de services ont décru respectivement de 1,4% et 0,6%.

Une progression a profité aux déflateurs des investissements dans les biens d'équipement (+0,6%), des importations de services (+0,4%) et des importations de marchandises (+0,8%). Ce dernier affiche une valeur positive pour la première fois depuis trois ans. Enfin, le déflateur du PIB s'est contracté de 0,7%.

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