Bilan

La croissance du secteur privé se tasse en zone euro après le Brexit

Après le vote sur le Brexit, la croissance de l'activité privée dans la zone euro a atteint un plus bas depuis 18 mois, selon la première estimation de l'indice "PMI" composite, publiée vendredi.

Lorsque le PMI est supérieur à 50 points, cela signifie que l'activité progresse, tandis qu'elle se replie s'il est inférieur à ce seuil.

Crédits: AFP

La croissance de l'activité privée dans la zone euro s'est tassée en juillet, après le vote sur le Brexit, atteignant un plus bas depuis 18 mois, selon la première estimation de l'indice "PMI" composite, publiée vendredi.

L'indice s'affiche à 52,9 en juillet, contre 53,1 en mai et juin, a indiqué le cabinet Markit dans un communiqué. Lorsque le PMI est supérieur à 50 points, cela signifie que l'activité progresse, tandis qu'elle se replie s'il est inférieur à ce seuil.

Markit estime toutefois qu'il ne s'agit que d'une "très faible modération de la croissance du secteur privé".

Ces chiffres ont d'ailleurs été plutôt bien accueillis par les analystes qui s'attendaient à pire. "La légère baisse du PMI en juillet suggère que l'économie réelle a fait peu de cas de la volatilité du marché qui a suivi le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'UE, même si elle reste apathique" a observé Capital Economics, dans une note d'analyse.

Les données de juillet "sont meilleures que ce qu'attendait le consensus des analystes, tablant sur un tassement plus fort à 52,5", a-t-il ajouté.

"Ce sont des chiffres relativement rassurants, suggérant que l'activité --au moins au début-- a largement résisté au choc du Brexit", a commenté de son côté Howard Archer, chef économiste de IHS Global Insight.

"L'économie de la zone euro fait preuve d'une résilience inattendue compte tenu du vote du Royaume-Uni en faveur d'une sortie de l'UE et du nouvel attentat survenu en France", a relevé Chis Williamson, chef économiste à Markit.

"Le rythme d'expansion économique reste globalement inchangé, les dernières données PMI étant conformes à une croissance annuelle du PIB atone (1,5 % environ) mais à peu près constante dans la région", ajoute-t-il.

"Les données sur l'emploi sont particulièrement encourageantes. La croissance des effectifs se poursuit en effet, en juillet, signe que l'incertitude économique créée par la perspective du Brexit n'a pas encore eu d'impact sur les décisions d'embauche des entreprises, notamment en Allemagne", remarque Chris Williamson.

En Allemagne, première économie de la zone euro, l'activité globale enregistre sa plus forte croissance depuis le début de l'année 2016, note Markit. Et en France, numéro deux, l'activité globale se stabilise --après avoir enregistré un très léger repli en juin--, soutenue par un retour à une croissance marginale dans le secteur des services et une modération de la contraction dans le secteur manufacturier.

Un bémol cependant: l'amélioration des données PMI pour la France et pour l'Allemagne contraste avec le résultat des enquêtes menées dans le reste de la région. En dehors du noyau franco-allemand, l'activité enregistre en effet sa plus faible expansion depuis décembre 2014, les taux de croissance se repliant tant dans le secteur des services que dans l'industrie manufacturière.

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