Bilan

La croissance cale au troisième trimestre

L'économie suisse a fait du surplace au troisième trimestre, affichant une croissance zéro comparé au trimestre précédent. Sur un an, le PIB helvétique a toutefois accéléré de 1,3%.

L'économie suisse marque ainsi le pas, après une croissance de 0,6% au deuxième trimestre et de 0,3% au premier trimestre.

Crédits: Keystone

L'économie suisse a fait du surplace au troisième trimestre, affichant une croissance zéro comparé au trimestre précédent. La consommation des ménages est restée anémique et les dépenses publiques se sont contractées. Les exportations ont également continué leur repli. Sur un an, le PIB helvétique a toutefois accéléré de 1,3%, a annoncé vendredi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco).

Entre juillet et septembre, le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a manqué les prévisions des économistes interrogés par AWP. Ces derniers tablaient sur une progression de 0,1% à 0,4% sur le trimestre et de 1,5% à 2,3% sur un an.

L'économie suisse marque ainsi le pas, après une croissance de 0,6% au deuxième trimestre et de 0,3% au premier trimestre.

"La consommation n'a guère insufflé d'impulsions à la croissance", ont souligné les spécialistes du Seco dans un communiqué. De fait, les dépenses privées n'ont crû que de 0,1%, après avoir stagné au deuxième trimestre, tandis que les dépenses publiques se sont contractées de 0,1% suite à une accélération de 1,7% au partiel précédent.

Un "dérapage"

Les exportations, l'autre pilier de l'économie suisse, ont reculé de 0,2% après un repli identique au trimestre précédent. Dans l'autre sens, les importations n'ont crû que de 0,2%, après une hausse de 0,5%.

Selon le Seco, "du côté de la production, la plupart des secteurs ont enregistré une valeur ajoutée inférieure à la moyenne historique. Les impulsions émanant du commerce et du secteur de la santé ont été négatives, tandis que celles livrées par l'industrie manufacturière et l'hôtellerie-restauration ont été positives".

Les analystes de VP Bank s'attendaient à un fléchissement, après un deuxième trimestre vigoureux, mais pas à une stagnation qu'ils jugent "décevante", dans un commentaire. La conjoncture intérieure est "faible", tandis que le commerce extérieur a souffert de la faiblesse du voisin allemand.

La croissance zéro du troisième trimestre pourrait cependant être considérée comme un "dérapage" au vu du rétablissement de plusieurs indicateurs avancés, a estimé VP Bank.

Le Seco table pour l'ensemble de l'année sur un PIB en hausse de 1,5% et de 1,8% en 2017, selon ses dernières prévisions de septembre. Les autres grands instituts s'attendent à une croissance entre 1,1% et 1,6% pour l'exercice en cours et de 1,3% à 1,8% pour le suivant.

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