Bilan

La BNS revendique une contribution à la compétitivité des entreprises suisses

La Banque nationale suisse revendique une contribution indirecte à la compétitivité internationale des entreprises helvétiques par le biais de sa politique monétaire, dont un élément clé a été l'an dernier la levée du taux plancher EUR/CHF.

Dans l'immédiat, le renchérissement du franc face aux autres monnaies rend plus difficile la distribution des biens et services à des prix couvrant les coûts de production admet M. Zurbrügg, vice-président de la BNS. 

Crédits: Keystone

La Banque nationale suisse (BNS) revendique une contribution indirecte à la compétitivité internationale des entreprises helvétiques par le biais de sa politique monétaire, dont un élément clé a été l'an dernier la levée du taux plancher EUR/CHF. L'abandon de cette mesure a en outre été une nouvelle fois défendu par le vice-président de l'institution Fritz Zurbrügg devant un parterre de directeurs financiers, à l'occasion du Swiss CFO Day mardi à Zoug.

L'appréciation du franc qui s'en est suivie a certes placé la compétitivité des firmes suisses sous pression à court terme, reconnaît le banquier central dans un discours dont AWP a eu copie. "L'impact s'en fait encore ressentir dans nombre de sociétés, même si celles-ci ont fait preuve une nouvelle fois d'une impressionnante flexibilité et résistance", souligne le texte.

Dans l'immédiat, le renchérissement du franc face aux autres monnaies rend plus difficile la distribution des biens et services à des prix couvrant les coûts de production admet M. Zurbrügg. Les firmes se voient contraintes de s'adapter, se retirant de certains marchés, transférant à l'étranger une partie de leur production, voire cessant leurs activités.

Toutefois, une étude du KOF démontre que les entreprises répondent à ce défi en accroissant leurs activités de recherche et développement, améliorant la qualité de leurs produits et augmentant le nombre de collaborateurs hautement qualifiés, souligne l'économiste. Ces mesures constituent dans la durée des facteurs d'accroissement de la productivité.

Au rang des facteurs primaires de compétitivité, M. Zurbrügg place en premier lieu leur capacité à innover. La stabilité de l'environnement macroéconomique, le niveau de formation, la flexibilité du marché du travail ou encore la charge fiscale jouent également des rôles prépondérants.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."