Bilan

La BCE s'inquiète du ralentissement de la croissance chinoise

La BCE a fait état jeudi d'inquiétudes concernant l'essoufflement économique en Chine tout en estimant que l'impact de ce ralentissement sur la reprise en zone euro restait limité.

La détérioration économique et financière des derniers mois en Chine et dans d'autres pays émergents n'a "pas semblé avoir de conséquences notables sur l'activité économique en zone euro", pas plus que la crise politique autour de la Grèce, constatent les gouverneurs.

Crédits: Keystone

La Banque centrale européenne (BCE) a fait état jeudi d'inquiétudes au sein de son conseil des gouverneurs concernant l'essoufflement économique en Chine tout en estimant que l'impact de ce ralentissement sur la reprise en zone euro restait limité.

"Les développements financiers en Chine pourraient avoir des conséquences négatives plus importantes que prévu, étant donné le rôle prépondérant du pays dans le commerce mondial", ont estimé les membres de ce conseil lors de leur dernière réunion de politique monétaire, les 15 et 16 juillet, selon un compte-rendu publié jeudi.

Pour autant, la détérioration économique et financière des derniers mois en Chine et dans d'autres pays émergents n'a "pas semblé avoir de conséquences notables sur l'activité économique en zone euro", pas plus que la crise politique autour de la Grèce, constatent les gouverneurs.

Cela "signale un certain degré de robustesse dans la reprise actuelle", précise ce document, publié quatre semaines après chaque réunion de politique monétaire de l'institution.

L'amélioration des perspectives dans les négociations pour un troisième programme d'aide à la Grèce "a réduit significativement certains risques" et pourrait en outre "contribuer à affermir la confiance au sein de la zone euro", est-il indiqué.

La BCE considère toutefois qu'un échec "dans ces négociations pourrait affecter de manière négative confiance et activité", tout en appelant à ne pas sous-estimer les risques de contagion dans la région en cas de nouvelle crise dans ce dossier.

Le conseil des gouverneurs a par conséquent estimé que la politique monétaire très accommodante déployée par l'institution devait être maintenue. La BCE se tient par ailleurs prête à utiliser tous les outils disponibles dans le cadre de son mandat, en cas de choc financier ou de changement brutal des perspectives d'inflation.

"La reprise en zone euro devrait rester modeste et graduelle", une évolution jugée "décevante" par la BCE, indique le compte-rendu.

Début mars, la BCE a donné le coup d'envoi d'un vaste programme de rachats de dettes en zone euro, qui prévoit de débourser quelques 1.100 milliards d'euros d'ici septembre 2016 dans le cadre du "QE", acronyme anglo-saxon désignant cette opération.

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