Bilan

La baisse du pétrole n'aura qu'un effet modéré sur la croissance mondiale

Selon le FMI, la croissance mondiale devrait se limiter à environ un demi-point de pourcentage en raison de la baisse des prix du pétrole.

Le FMI souligne que "la rapidité et l'ampleur de la baisse des prix du pétrole peut potentiellement créer des tensions financières qui réduiraient leur bénéfice d'ensemble, même si de tels effets ont jusqu'ici été contenus".

Crédits: AFP

La baisse des prix du pétrole n'aura qu'un effet modéré sur la croissance mondiale, qui devrait se limiter à environ un demi-point de pourcentage en 2015-2016, a estimé le FMI dans un rapport publié mardi.

"D'autres chocs devraient limiter cet effet positif", ajoute également le Fonds monétaire international, citant, entre autres, le ralentissement de la croissance dans les pays émergents et en développement, ainsi que les risques géopolitiques.

Le Fonds avait la semaine dernière abaissé ses prévisions de croissance mondiale à 3,3% en 2015 et les avait maintenues à 3,8% en 2016.

Le FMI souligne que "la rapidité et l'ampleur de la baisse des prix du pétrole peut potentiellement créer des tensions financières qui réduiraient leur bénéfice d'ensemble, même si de tels effets ont jusqu'ici été contenus".

Du côté des points positifs, l'institution souligne que le recul des prix du brut à contribué à une baisse des prix de l'essence et de l'énergie domestique, notamment en Europe, cette baisse restant beaucoup plus modérée au Moyen-Orient et en Afrique sub-saharienne.

Parmi les causes de la baisse des prix du brut, qui ont chuté de moitié depuis un an, le FMI cite la hausse de la production hors de l'OPEP, notamment les hydrocarbures de schiste en Amérique du nord, mais aussi une production plus forte de certains pays du cartel, comme l'Irak, la Libye et l'Arabie saoudite, ainsi qu'une demande plus faible en Europe et en Asie.

"Même si l'afflux de placements financiers dans le secteur du pétrole ces dernières années peut avoir contribué à la volatilité des prix, il est difficile de trouver des preuves claires que les éléments spéculatifs ou la financiarisation du secteur a conduit à la baisse des prix", souligne le FMI.

Il souligne que les perspectives d'évolution des prix du pétrole restent très incertaines mais que les éléments ayant conduit à la baisse devraient perdurer à moyen terme. Il rappelle que les marchés à terme envisagent actuellement un prix de 75 dollars le baril à l'horizon 2020 (environ 52 dollars actuellement) "mais l'expérience récente, notamment la hausse du prix du Brent jusqu'à 65 dollars en avril, laisse entendre qu'il pourrait avoir beaucoup de volatilité entourant cette tendance à la hausse".

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