Bilan

La réforme de la fiscalité des entreprises débattue

Les citoyens genevois vont voter le 19 mai prochain sur les volets fédéral et cantonal de la réforme RFFA sur la fiscalité des entreprises. Des politiciens de différents bords politiques ont débattu de la réforme à Genève.

Pour les intervenants au débat, la réforme devrait permettre de préserver l'attractivité de Genève.

Crédits: DR

Autant des représentants des milieux culturels, associatifs, économiques que des collectivités publiques genevoises se sont rencontrés au cours d’une conférence de presse ce jeudi 2 mai. Ils ont discuté de la réforme de la fiscalité des entreprises RFFA. Une réforme qui se présente en deux volets: un fédéral et un cantonal. Les citoyens suisses voteront le 19 mai à ce sujet.

RFFA est un projet né après le refus du RIE III. Le but du volet genevois de cette réforme fiscale des entreprises est d’adapter la législation cantonale aux changements survenus dans la loi fédérale. Le taux d’imposition serait fixé à 13,99%, tandis que celui de Vaud est à 13,79%.

Des autorités plutôt favorables

Le Vert David Hiler met en garde contre un risque d’exode des entreprises en cas de non au projet genevois. “Nous avons la possibilité de rétablir l’équité fiscale, préserver des dizaines de milliers d’emplois à Genève, garantir les rentes AVS et abaisser les primes d’assurance-maladie” affirme-t-il. L’ancien conseiller d’Etat n’est pas le seul en faveur de la réforme. Sandrine Salerno, conseillère administrative en charge des finances assure que les déficits prévus par la RFFA cantonale ne seront pas un problème. Elle aussi craint un affaiblissement du tissu économique genevois en cas de refus du texte. Elle parle d’un projet genevois qui “permettra également de protéger le tissu économique, sa diversité, les prestations et les emplois de la commune en évitant le départ d’entreprises dans le canton de Vaud qui a déjà mis en oeuvre sa réforme”.

Garder le public et le privé

Autant les directeurs de la Fondation Partage que du Musée d’art moderne et contemporain ont parlé de leur financement public et privé. Marc Nobs est formel: “La Fondation accomplit ses missions grâce à un écosystème genevois qui encourage les échanges et les donations” affirme le directeur de la Fondation Partage. De son côté le directeur du MAMCO Lionel Bovier admet que le privé est aussi important que le public dans le soutien au musée. Il évoque son partenariat avec JTI.

Plusieurs débats auront encore lieu avant que les Suisses décident de l’acceptation ou non de la réforme fiscale. Résultats le 19 mai.

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